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samedi 14 septembre 2013

Le p'tit ABC de l'escalade

Mises à part quelques vieilles références épuisées, il n'existait jusque là rien du tout sur l'escalade pour la jeunesse en docu. Il y a bien quelques références en roman et BD, mais finalement assez peu à se mettre sous la dent pour les jeunes passionnés de grimpette..
On en a rêvé, ils l'ont fait !
Ce p'tit ABC de l'escalade est rudement bien ficelé. Simple, efficace et plutôt complet, le jargon des grimpeurs n'aura plus aucun secret pour les petits lézards (ou les grimpeurs tout court qui feraient leurs premiers pas dans cet univers).
Par entrées alphabétiques, de "Aile de poulet" à "Yo-Yo" en passant par "lolote", "Dülfer", "mutant", "dauber", "crux" et bien d'autres, tout y est. Avec beaucoup de clarté et d'humour, Marine Thevenet nous offre les clés de compréhension de ce langage qui peut paraître obscur au premier abord.
Alors à vos chaussons et vos baudriers, falaises et salles n'attendent plus que vous !
Dès 8 ans et jusqu'à pas d'âge.


Julie.

"Le p'tit abc de l'escalade", Marine Thevenet & Marie-Pierre Oddoux, ed. Fleur de Ville

vendredi 6 septembre 2013

Le journal malgré lui de Henry K. Larsen

Après "Dear Georges Clooney, tu veux pas épouser ma mère ?" et "Moi, Ambrose, roi du scrabble", Susin Nielsen nous revient tout fraîchement avec une véritable pépite, un roman encore meilleur que ses deux prédécesseurs.




"Quelque chose me dit que Cecil n'est pas la crème de la crème des psychologues. Déjà, il est gratuit. (...) Son bureau est minuscule et encombré, avec des meubles bas de gamme, abîmés et tâchés. Et puis, on dirait qu'il n'a pas pu se payer de vêtements neufs depuis 1969. Nous n'avons pas encore parlé de "çA". Il essaye de m'y amener l'air de rien. Il me pose parfois des questions orientées. Mais quand il le fait, je prends ma voix de robot pour lui répondre. "Je-ne-sais-pas. De-quoi-vous-parlez. Espèce-d'humanoïde." 
Alors, il bat en retraite."

(si quelqu'un sait comment faire un "c cédille" majuscule sur blogger, je suis preneuse...)

Après le drame terrible qui a frappé Henry et sa famille, son psy, Cecil, lui conseille d'écrire dans un journal. C'est donc dans ce journal malgré lui que nous découvrirons Henry. Au fil des pages, des jours, nous le suivrons dans sa nouvelle vie, où il fait tout pour cacher et oublier "çA". Mais petit à petit, il s'ouvre et redécouvre des petits bonheurs et joies au contact des autres, malgré sa réticence de départ.
A travers une galerie de personnages un peu loufoques et cabossés mais terriblement attachants, Susin Nielsen, avec son immense talent, nous raconte cette histoire au ton grave, mais avec un humour décapant, ce qui la rend beaucoup plus légère tout en étant pleine d'émotions.
Et pour les lecteurs d'Ambrose, on a même la jolie surprise de le retrouver parmi la bande de nouveaux potes d'Henry.
Susin Nielsen est sans conteste une auteure à suivre, vivement son prochain bouquin !
Dès 12-13 ans et bien au-delà.
Julie.

"Le journal malgré lui de Henry K. Larsen", Susin Nielsen, traduit de l'anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec, ed. Hélium

mercredi 15 mai 2013

Photoschopées - Les images disent-elles la vérité ?

Actes Sud Junior nous offre à nouveau une petite pépite docu !
Après leur très beau "Prises de vue - Décrypter la photo d'actu" , David Groison et Pierangélique Schouler reviennent avec Photoschopées pour nous dévoiler les manoeuvres plus que courantes de retouche-manipulation d'images dont les médias nous inondent.


Ces petits livres souples 18 x18 cm regorgent d'informations passionnantes sur les pratiques douteuses (ou pas !) du photojournalisme. Photochopées, décode ces pratiques, depuis les premières manipulations-photo répertoriées dans l'histoire avec le changement de corps d'Abraham Lincoln (photos à l'appui !) aux pratiques actuelles et à leurs motivations . Quant à Prises de vue, il décrypte les outils photographiques techniques utilisés pour la photo d'actualité, qui au-delà de son impact immédiat, témoigne d'une prise de position, d'un regard subjectif: celui du photographe.




Ces petits livres sont précieux pour apprendre à affûter son esprit critique et à ouvrir l'oeil face aux informations visuelles diffusées dans les médias.
Indispensable, passionnant !
Pour tout qui s'intéresse un peu à la photo, à l'info, aux systèmes de "propagande", à l'actualité... Bref, pour tous les curieux dès 13-14 ans.

                                                                                                                      Julie.

"Photochopées" & "Prises de vue", David Groison et Pierangélique Schouler, Actes Sud Junior

300, la BD

Le fracas des armes résonnent encore entre les parois des Thermophyles. Une odeur âcre et sirupeuse m'enveloppe. Le sang et la sueur se mélangent. Le sang. La mort. Mes muscles se contractent je prends ma lance et mon bouclier. Je regarde mes frères succomber, la douleur dans leurs yeux. Le temps s'arrête. Un cri s'échappe de ma gorge alors qu'une flèche me transperce le flanc. Mes genoux me lâchent. Ma vision se brouille. La dernière image que j'emporte avec moi est celle de mon roi Leonidas marchant sur les cadavres d'innombrables ennemis.

Quoi? Ce n'était qu'un rêve?

!!!!!Attention!!!!!! moment culture:

L'armée du grand Xerxes marche sur la Grèce. Elle représente la plus grande armée jamais constituée. Le roi Leonidas s'avance avec 300 Spartiates. Son but: empêcher l'armée ennemie d'aller plus avant. Folie? Que nenni (comme on dit chez nous)! La valeur des soldats spartiates n'est plus à prouver. La bataille historique des Thermophyles vient de commencer...

Frank Miller (Sin City, Batman The Dark Knight Returns,...) signe ici un de ses plus grands scénarios. La narration est tout bonnement parfaite. Mise en abîme, rebondissement, flashbacks. Le tout très bien dosé. Et l'illu, me direz-vous? Elle nous plonge dans l'univers créé par Miller avec une facilité déconcertante. Les tableaux se succèdent, les soldats sont très reconnaissables malgré le fouilli des batailles. Les paysages rougeâtres et glauques remplissent leur rôle à merveille. La dernière scène (surtout) m'a laissé une forte impression. De plus le format (à l'italienne) est idéal pour les plans larges des batailles ce qui rend le tout sublime.

Je ne parlerai pas de l'adaptation cinématographique car je ne m'en rapelle pas bien. Pour info: 300 a été réalisé par Zack Snyder en  2006. Une suite est programmée pour cette année. Nous verrons bien!

A partir de 15-16 ans! Plus tôt si les enfants sont avertis car c'est gore!

Max.

300, Franck Miller et Lynn Varley, Rackham

dimanche 23 octobre 2011

Le faire ou mourir

Voilà un premier roman exceptionnel.
Je n'ai pas envie de trop en dire, alors voilà le quatrième de couverture:
"Vus de l'extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings... Mais le jour où les skateurs s'en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c'est Samy qui s'est interposé et lui a sauvé la mise. Et c'est comme ça qu'ils se sont rencontrés, et que l'histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire. C'était la première fois que quelqu'un le touchait avec autant de douceur..."





Claire-Lise Marguier traite dans son roman de sujets que l'on retrouve typiquement dans la littérature adolescente (grande souffrance, recherche d'identité, homosexualité, scarification, solitude...). Mais elle le fait loin des clichés habituels, avec une justesse et une finesse surprenantes. Et c'est là toute la force de ce roman qui bouscule.
Débordant d'une violence psychologique écrasante, on avance dans ce roman en apnée, consterné, ému, on a mal, on ressent la souffrance oppressante de Dam comme si c'était la nôtre, malgré nous. Mais on espère de toutes nos forces l'explosion, quelle qu'elle soit, jusqu'à l'uppercut final qui nous laisse complètement sonné, vidé, et où le titre prend tout son sens.
Une lecture éprouvante, à la beauté sombre et lumineuse à la fois, à découvrir absolument.
Dès 14-15 ans.

Julie.

"Le faire ou mourir" Claire-Lise Marguier, éd Rouergue, coll. Doado

samedi 3 septembre 2011

L'agence Pinkerton - Le châtiment des hommes-tonnerres

Voilà un petit western-polar ma foi fort bien agréable !
Je plante le décor: Etats-Unis, fin du XIXème, en plein Far-West. L'ère industrielle pointe le bout de son nez, le Transcontinental vient tout juste de relier les deux côtes, la modernité est en marche.
Malheureusement, ce progrès phénoménal est entaché par une série de vols sur la ligne. Des Pinkerton, détectives de la première agence fédérale américaine, sont alors mis sur le coup pour attraper le truand, surnommé le Chapardeur. Mais leur mission se solde de manière catastrophique puisqu'ils y laissent leur peau. La tension monte et la psychose s'installe...



C'est sans compter sur Neil Galore, 20 ans, joueur de poker invétéré sans le sou, mais sacrément débrouillard. Il est engagé par les Pinkerton, ainsi que trois autres jeunes pour tenter d'élucider cette sombre affaire...
Ce roman est très bien documenté et nous plonge dans cette époque fascinante. On est projeté dans la période de la Guerre de Sécession, on apprend beaucoup sur la construction de la ligne du Transcontinental ainsi que les conditions de travail des ouvriers. Le tout est emprunt de légendes indiennes. Par ailleurs, Honaker s'appuie sur des faits réels, notamment en ce qui concerne l'agence Pinkerton et son fondateur, Allan Pinkerton.
Le rythme du roman fonctionne à merveille: un western sur trame de polar teinté de fantastique.
Le deuxième volume vient tout juste d'atterrir sur la table des nouveautés, et je le lirai avec grand plaisir dès que j'aurai terminé le roman de piraterie dans lequel je suis plongée...
Alors moussaillons, je vous donnerai prochainement des nouvelles de mes pirates et de mes cowboys.
En attendant, partez enquêter avec les Pinkerton, vous m'en direz des nouvelles !
Dès 13 ans.
Julie.
"L'agence Pinkerton, Le châtiment des Hommes-tonnerres", Michel Honaker, éd. Flammarion

jeudi 1 septembre 2011

Qui es-tu Alaska ?

J'ai lu Alaska il y a au moins 2 mois (et donc pleeeein d'autres livres depuis).
J'avoue que j'ai donc un peu de mal à me rappeler de tous les petits détails qui m'ont fait aimer ce livre. Ca m'apprendra à me vautrer dans la procrastination tiens ! La prochaine fois, je n'attendrai pas aussi longtemps à me décider à tapoter sur mon clavier (eh oui, 2, 3 doigts max en même temps, si c'est pas la classe ça pour une fille du 21eme siècle ! Vous apprécierez donc d'autant plus l'effort...).
Voilà, ça commence à me revenir...





Miles Halter a seize ans et sa plus grande passion dans la vie est de connaître les "dernières paroles", c'est pourquoi il est sans arrêt plongé dans des biographies, surtout la fin... Adolescent solitaire par défaut, il décide de quitter son cocon familial pour aller étudier dans un pensionnat. Assoiffé de vie, d'expériences, ce sera pour lui le lieu de tous les possibles.
Sa vie jusqu'alors bien monotone va prendre un tout autre tournant en compagnie du Colonel, de Takumi et surtout, surtout, de la troublante, de l'insaisissable, de la fascinante Alaska Young.
Tous ensemble, ils feront les 400 coups, ils expérimenteront des tas de petites choses, et ils traverseront aussi de douloureuses épreuves.
Roman initiatique, roman d'apprentissage, roman des premières fois.
J'ai énormément ri, j'ai pleuré comme une madeleine. Ce roman est un pur concentré d'émotions de toutes sortes, je l'ai beaucoup aimé, j'aurai adoré le lire à 15 ans.
Une très jolie lecture.
Dès 14 ans.

Julie.

"Qui es-tu Alaska ?" John Green, traduit de l'américain par Catherine Gibert, éd. Gallimard, coll. Scripto, ou Pôle fiction pour la version poche.

mardi 30 août 2011

Vango Tome 1 "Entre ciel et terre"

Après Tobie Lolness, Timothée de Fombelle nous gâte à nouveau avec un fabuleux roman d'aventures mené tambour battant : Vango.
Certes, je suis un peu à la traîne puisqu'il est sorti il y a lôôôngtemps ( 1 an et demi, bouh la honte !!), mais je ne l'ai lu que très récemment. En même temps c'est tant mieux puisque Vango la suite sort dans un petit mois, je n'aurai donc pas à attendre trop pour poursuivre les folles aventures de nos héros (on peut bien dire "héros" vu ce qu'ils ont à affronter, à accomplir ne serait-ce que pour sauver leur peau, sans même parler des petits à côté agréables de la vie !).


Cette histoire se déroule dans l'Europe de l'entre deux guerres, où l'on assiste à la montée lancinante du nazisme, à la méfiance qui se généralise. Le roman s'ouvre dans le Paris de 1934, sur le parvis de Notre-Dame, où Vango, jeune homme aux origines troubles ayant grandi dans les îles Eoliennes, doit être ordonné prêtre d'une minute à l'autre. Bien entendu, cette ordination tourne en eau de boudin (ouf !) et l'aventure commence.
Prenez maintenant un shaker, mettez-y une dose de truands russes, un vieux commissaire ventripotent, Ethel, une belle et jeune anglaise fana de vitesse qui conduit des bolides dernier cri (vintage hein les bolides, n'oublions pas qu'on est dans les années 30). Ajoutez-y un bouchon de moines reclus sur une île, une dose de voyages en zeppelin, une pincée de France, une autre d'Allemagne, d'Italie et d'Angleterre et pour finir, Vango, notre héros mystérieux en bien fâcheuse posture. Secouez bien le tout, et vous obtiendrez un cocktail détonnant, qui se boit d'une traite jusqu'à la dernière goutte.
En somme, une aventure haletante où l'on se laisse volontiers entraîner sans avoir le temps de reprendre son souffle.
Je pense qu'il y a plusieurs degrés de lecture: le premier, pour des tout jeunes très bons lecteurs, dès 11 ans, où l'on se laisse simplement porter par l'aventure. Un peu plus tard, vers 14-15 ans, on appréciera en plus tout le contexte historique, très bien restitué en filigrane, que l'on aura sans doute envie d'approfondir.
Pour conclure, vivement la suite !

Sélection Prix Ado-Lisant 2012
Julie.
"Vango tome 1 Entre ciel et terre", Timothée de Fombelle, éd. Gallimard Jeunesse

vendredi 26 août 2011

Campus 8, Révélations

A toutes les garces qui sommeillent en nous, l'heure de délivrance n'est toujours pas arrivée...
Eh oui mesdames, ce Campus (on s'en doutait) ne nous laissera pas en paix, car tout ça est loin d'être
terminé !
Révélations porte bien son titre; de rebondissements en rebondissements, cet opus se termine sur un gros point d'interrogation, et une fois de plus, on reste honteusement sur notre faim, en espérant pouvoir très prochainement pouvoir se défaire de cette petite addiction légèrement compromettante ...



Oh la vache ! En cherchant l'image, je viens de tomber sur un blog entièrement consacré à Campus (?!), et je peux vous dire qu'on est mal barrées puisque apparemment, déjà 13 volumes sont sortis aux Etats-Unis, et qu'un quatorzième et dernier serait attendu.
Je suis désespérée !!
Bonne lecture quand même les camées ! (Je parle en premier lieu pour moi, mais je doute fort être la seule...)

Julie.

"Campus 8, Révélations", Kate Brian, traduit de l'américain par Sidonie Van den Dries, éd. Bayard

dimanche 21 août 2011

Girls just wanna have fun ...

Je profite d'un bref regain de soleil pour vous faire part de mes lectures légères estivales.
Le genre de bouquins à lire avachie sur une serviette de plage (pardon, essui...), en train de frire comme une langoustine avec du sable qui colle partout, en s'empiffrant de chichis beignets chouchous avec des lunettes de starlette et un bikini dernier cri. Ce qui fut loin d'être mon cas malheureusement, puisque j'ai lu ça à Liège City à la mi-juillet, et j'aime autant vous dire que le soleil était alors loin, mais alors bien loin de mes pénates...


Les soeurs Sullivan, Natalie Standiford, traduit de l'américain par Lila Bercérade, éd. Hachette

Trois soeurs issues d'une grosse famille bourgeoise se voient déshéritées par leur tyran de grand-mère le soir de Noël. Elles ont une semaine, jusqu'au soir du réveillon, pour confesser l'affront fait à leur aïeule et tenter de la faire changer d'avis. Tour à tour, elles se livrent dans une lettre expliquant les tenants et aboutissants de leurs actes qui vont de snober le gendre idéal -petit-fils de la meilleure amie de la grand-mère- lors du bal des débutantes pour un étudiant bohême, de fustiger l'honneur de la famille à travers le net sur un blog qui dévoile toutes leurs sales petites affaires, et d'être persuadée d'avoir commis un crime. 3 soeurs, 3 tempéraments, 3 témoignages qui se recoupent.
Franchement bof, légèrement soporifique, on voit arriver les trucs à 3 kilomètres. Ca ne m'a pas emballée du tout. Une erreur de pagination m'a gracieusement fait manquer une soixantaine de pages, je n'ai même pas eu la curiosité d'aller voir ce qu'elles recelaient dans un autre exemplaire tellement ça sentait le réchauffé.
Sans grand intérêt.





Quelqu'un comme toi, Sarah Dessen, traduit de l'américain par Véronique Minder, éd. Pocket Jeunesse

Halley et Scarlett, 16 ans, sont les meilleures amies du monde. Cet été là, le premier amour de Scarlett se tue en moto; peu après elle découvre qu'elle est enceinte. Elle décide de garder le bébé et aura bien besoin du soutien de Halley qui à son tour tombe amoureuse.
Comme l'indique le petit résumé, l'histoire est fort bateau. Mais je ne sais pas pourquoi, dans le genre, j'aime encore bien les bouquins de Dessen. Sans surprise, dégoulinants de bons sentiments, mais ça fonctionne quand même. Vite lu, vite derrière, mais sur le coup bien agréable.







L'été où je suis devenue jolie / L'été où je t'ai retrouvé  Jenny Han, traduit de l'américain par Alice Delarbre, éd. Albin Michel, coll. Wiz

Deux romans, deux étés. Dans le premier, Belly, ainsi que sa mère et son frère, rejoignent dans la maison de vacances leur deuxième famille, Suzannah, la meilleure amie de sa mère et ses deux fils, Conrad et Jeremiah. Belly a bien grandi et est devenue une très jolie jeune femme, ce qui change d'emblée le rôle de petite soeur boulet qu'elle a tenu auprès des garçons tous les étés depuis sa plus tendre enfance. Amoureuse de Conrad depuis toujours, cet été là pourrait bien être différent. Par ailleurs, on découvre rapidement que Suzannah n'est pas en grande forme. On accompagne donc Belly et ses tourments dans son petit cocon qu'est cette maison accrochée au bord de la plage.
L'été suivant, tout a changé. Belly, Conrad et Jeremiah se retrouvent pour de nouvelles "aventures" mais tout est devenu bien compliqué. 
Je n'en dis pas plus sinon je vais trop en dévoiler et cela gâcherait le plaisir.
Tout comme les livres de Sarah Dessen, c'est plein de bons sentiments, un peu déjà vu, mais plutôt agréable à lire, les personnages sont attachants et on passe un bon moment.




Voilà, je crois que j'ai eu ma dose, bien que le tome 8 de Campus sorte la semaine prochaine et que je trépigne déjà d'impatience. On ne se refait pas ...

Julie.

jeudi 16 juin 2011

Le cueilleur de fraises

Jette, fille d'une romancière de polars célèbre, vit en colocation avec ses deux meilleures amies, Merle et Caro. Entre le lycée, les histoires d'amour compliquées et leurs querelles de filles, leur vie et assez bien réglée.
Mais un tueur en série rode dans la région, et quand leur amie Caro est assassinée, Jette et Merle jurent qu'elles débusqueront l'assassin, en  le défiant publiquement.
Commence alors une traque sans merci, où les filles se mettent beaucoup plus en danger qu'elles ne veulent bien l'admettre...





Ce polar polyphonique est rondement bien mené ! Bien qu'on connaisse dès le départ l'identité du tueur, on attend avec angoisse et impuissance le moment où il croisera la route des filles. Les personnages et donc les voix utilisées sont assez nombreux (6-7), ce qui apporte une dimension à l'histoire, plus complexe qu'elle ne pourrait le paraître au premier abord.
J'ai passé un très bon moment, en me rongeant les ongles de stress certes, mais un très bon moment quand même. D'ailleurs, je ne pense pas trop tarder à lire la suite, Le peintre des visages. Le troisième opus vient de sortir, Le voleur d'éclats, alors peut être même que j'enchaînerai avec celui-ci, on verra bien après le deuxième !
Dès 13-14 ans.

Julie.

"Le cueilleur de fraises" Monica Feth, traduit de l'allemand  par Sabine Wyckaert-Fetick, ed. Livre de Poche

mardi 14 juin 2011

0.4

Jour à marquer d'une pierre blanche dans mon existence: je viens de lire mon tout premier livre de science-fiction. Et vous savez quoi ? Contre toute attente, j'ai vraiment apprécié. Incrédibeul !!




Millgrove, petite bourgade anglaise comptant un millier d'âmes. Chaque année se déroule au coeur de l'été son fameux concours d'amateurs: chorégraphies, karaokés, numéros de magie, bref, comme les spectacles de fin d'année à l'école mais en pire... Cette année, Danny Bernie s'essaye à un numéro d'hypnose. Il a donc besoin de 4 volontaires que seront Kyle (notre narrateur), Lily, la petite-copine de son meilleur ami, Mr Peterson, le facteur ventriloque et Mrs O'Donnell, jolie quarantenaire travaillant à l'épicerie du village.
Le numéro est un franc succès, mais à leur réveil, nos 4 volontaires tombent de haut: tous les spectateurs ainsi que Danny sont comme pétrifiés, comme si on avait tout bonnement fait un arrêt sur image, ou appuyé sur la touche pause de la télécommande. Une heure plus tard, tout le bazar se remet en marche comme si de rien n'était... La fin du cauchemar pour Kyle et ses 3 acolytes, ou au contraire juste le commencement ?

"Quand ils se sont réveillés, leurs amis, leurs parents, leurs voisins, tout le monde avait changé. Tout le monde sauf eux quatre."

Tout au long du roman, on avance à tâtons en leur compagnie dans leur cheminement pour découvrir la vérité. Après le déni, la frayeur s'empare d'eux ainsi qu'un besoin crucial de savoir. Mais que se passe-t'il ? 
Pourquoi ? Qui ?
Je me suis donc laissée facilement porter par ce récit, aussi invraisemblable soit-il !
Il paraîtrait qu'une suite est en court d'écriture, "1.4", eh bien je me réjouis de la lire :)
Qui sait ? Peut-être deviendrais-je une dévoreuse de SF...
Dès 12-13 ans.

Julie.

"0.4", Mike A. Lancaster, traduit de l'anglais par Anne Delcourt,ed. Nathan, coll. BLAST

lundi 13 juin 2011

Terminale terminus

Louis, un adolescent solitaire, fragile, qui ne sait pas quoi faire de son grand corps maigre et voûté, est le souffre-douleur de son lycée durant 3 longues années. Puis par un jour de mai, 2 mois avant la fin du calvaire, 2 mois avant son envol du lycée vers de nouveaux horizons, il meurt brutalement, renversé par une voiture qui prend la fuite. Banal accident ou plus que ça ?




Tantôt par le biais de son journal, tantôt par la voix de sa soeur Alexia, d'un an plus jeune que lui, et anéantie par la mort de son frère, on comprend peu à peu ce qui s'est passé, tout en découvrant des secrets bien cachés par Louis.
Un polar sobre, efficace et curieusement émouvant.
Dès 13 ans.
(Sélection Prix Farniente, catégorie 1 Basket)
Julie.

"Terminale terminus", Thierry Robberecht, ed. Syros, coll. Rat Noir

samedi 11 juin 2011

2 jours pour faire des thunes

2 jours pour faire des thunes est une histoire complètement déjantée !
Micklo, jeune glandeur de 23 ans issu d'un puissant clan de Gitans, se fait dépouiller lors d'une partie de poker clandestine.

"J'avais 200 euros en poche en entrant dans ce maudit cercle de jeu. J'en suis ressorti 15 heures après, avec un début de cirrhose, une moitié de cerveau et une ardoise de 20 000."

C'est dire si il est mal barré ! D'autant que l'homme à qui il doit les 20 000 n'est rien de moins que Mister Goulag, un gros mafieux 100% russe avec tout l'attirail nécessaire à sa condition : hommes de main, tortures en veux-tu en voilà, vodka à gogo, kalach' en pagaille, bref Micklo s'est fourré jusqu'au cou dans une bonne grosse mouise... Comment va-t'il s'en tirer (s'il s'en tire...) ? Vous le saurez en lisant ce roman très cinématographique, plein de rebondissements et au rythme très très très rapide.



J'ai eu un tout petit peu de mal à rentrer dedans au départ. Je m'explique: comme le veut cette collection (que j'aime beaucoup, vous aurez pu le remarquer !), l'écriture est très urbaine. Mais alors très très urbaine dans ce roman là . Beaucoup d'argot (dont la moitié des mots m'étaient inconnus -ça y'est, j'suis déjà has been !- mais dans le contexte, on voit plus ou moins où l'on veut en venir) et beaucoup de verlan, mais alors bien profond le verlan ! Une fois l'acclimatation réalisée, ça passe comme une lettre à la poste. Et je dirais même plus, ça groove à mort ! Le texte est slamé, balancé, il faut juste choper le rythme, et nous voilà embarqué, à 100 à l'heure, dans cette histoire complètement barrée et qui nous prend par surprise plus d'une fois.
Comme je l'ai dit précédemment, c'est un roman très cinématographique, qui emprunte un peu de Snatch par-ci, un peu de Fight Club par là, et puis aussi un peu des Affranchis, bref, de bien belles réjouissances.
Un humour noir, bien grinçant, sombre, avec un Micklo très attachant, que l'on voit sombrer du côté obscur de la force, et qui en est totalement conscient. Les autres personnages sont complètement dingues, cruels, mais tellement drôles !
Voilà, au final me voilà conquise. Alors attrapez ce bouquin et accrochez-vous pour un fameux western urbain, ça envoie du lourd !
Parental Advisory Explicit Lyrics :) 
Dès 15-16 ans.

Julie.

"2 jours pour faire des thunes", Hamid Jemaï, ed. Sarbacane, coll. Exprim'

vendredi 10 juin 2011

BLOG

Voilà un roman que j'avais envie de lire depuis longtemps. Etant donné qu'il fait partie de la sélection du prix Farniente (http://www.prixfarniente.be/), catégorie "Une basket", c'était le moment ou jamais. Attendez-vous d'ailleurs à en voir défiler pas mal, Farniente, Elisez-moi, Adolisant, Versele...
La saison des prix est ouverte ! On a du donc du pain sur la planche et des lectures "imposées" en perspective !
Pour cette première "imposée", quel plaisir !



L'histoire est en somme toute simple, presque banale. Un ado de 15 ans  (notre attachant narrateur), se fâche "à mort" avec son père après que celui-ci ait lu son blog.
La guerre froide est engagée, il ne lui parlera plus JAMAIS.
Mais il ne faut jamais dire jamais, tout le monde le sait. Sa carapace de colère et d'amertume se fendille petit à petit, à mesure que son père avance vers lui, en se livrant par le biais d'un vieux carton poussiéreux qui cache bien des secrets, déposé un soir devant la porte de sa chambre.
Il découvre alors un autre homme, son père adolescent, avec ses doutes, ses questionnements, ses premières fois, sa fraîcheur, sa soif de vie, jusqu'au jour où...

Ce livre est extrèmement touchant, l'écriture est ancrée dans l'intime, dans les sentiments, la filiation.
C'est houleux, une tempête qui passe par toutes les émotions, l'adolescence quoi... (dit-elle d'un air blasé, d'une qui en est revenue, et de loin...).
Il se dégage de ce récit beaucoup de finesse et de tendresse.
J'ai beaucoup, beaucoup aimé, mais ça m'a replongée plus de 10 ans en arrière, c'est très étrange comme sensation, et je dois avouer que je me sens un peu vieille ce soir...
Dès 13 ans.

Julie.

"BLOG" Jean-Philippe Blondel, Actes Sud Junior

mardi 7 juin 2011

Aaaargh je l'ai attrapée! Ben quoi? La Lupusmania!




Lupus: est une maladie systémique auto-immune qui... STOP! On n'est pas sur un blog médical! Ah ouais!
Reprenons, Lupus est un jeune homme qui vient de terminer ses études en zoologie, xenobiologie, entomologie, bref scientifique. Il part avec son pote Tony, qui vient de  se faire virer de l'armée (quelle drôle d'idée!), dans leur vaisseau spatial pour... euh... pêcher et prendre toutes les drogues possibles et imaginables. Donc, nos deux héros (ouais...), sauveurs de l'humanité(tu parles...) atterrissent sur une planète pour... et bien... pêcher! Ils y font la rencontre d'une jeune fille qui va bouleverser leur plan de quiétude et de détente. Malheureusement, cette jeune fille est recherchée par les sbires de son père. On se croirait presque dans un roman d'aventure...ou pas. Cette B.D. se veut psychologique et intimiste. En effet, nous partageons les horreurs que vont vivre les protagonistes avec passion et le coup de crayon torturé de l'auteur renforce cette oppression constante. Me voici complètement conquis par une oeuvre haute en couleur dont le dessin est en noir et blanc (Fallait que j'la fasse!!!). Juste une info pour les frileux de la science-fiction : les voyages intersidéraux ne déservent pas le récit, ils permettent une distanciation qui nous soulagent de l'opression de l'histoire. Un récit de vie prenant donc et graphiquement unique. Les quatre tomes sont à mettre dans toutes les BDthèques.
Max.
Lupus (Tome 1 à 4), Frédérik Peeters, éd Atrabile. A partir de 16 ans.