Affichage des articles dont le libellé est Ecole des Loisirs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ecole des Loisirs. Afficher tous les articles

jeudi 20 juin 2013

Le poulet fermier

Cot cot cot cot cot coooot!

Après cette introduction de très grande qualité littéraire, je vais vous parler du dernier Agnès Desarthe dans la collection Mouche de l'école des loisirs.

Chez les Dumordu, on est fermier de père en fils. En tout cas c'est ce qu'Archibald a dit à son fils Douglas un peu avant de mourir. Douglas se retrouve seul avec une ferme sur les bras. Lui qui n'a jamais participé aux travaux de la ferme. Et puis Douglas est quelque peu... différent. Il a sa propre idée de comment tournent les choses. En effet, planter des carottes à l'envers, conduire un tracteur en marche arrière sont autant d'indices sur son ignorance en matière d'agriculture. De plus, il est amoureux de la fille de son voisin qui est le premier à le trouver bizarre et incapable.
Douglas va finalement rencontrer Ernest, le poulet fermier. Celui-ci va lui montrer comment s'occuper de sa ferme. Et Douglas, simple d'esprit, le raconte à tout le monde. Evidemment cela va générer des rumeurs comme quoi il est bon pour l'asile.
Ce petit roman très agréable aborde tout une série de thèmes (y en a vraiment beaucoup) comme la différence, l'héritage (tant matériel qu'immatériel), l'importance de l'apprentissage, etc.
Un tout beau texte que l'on prend plaisir à lire et à relire tant Douglas est attachant.
Ah, j'ai failli oublier de parler des illus. Anaïs Vaugelade illustre parfaitement ce petit roman même si je ne suis pas fan de son travail (en tout cas pour celui-ci). Les couleurs sont malgré tout très jolies mais les traits sont un peu rudes. Enfin c'est mon avis!
Dès 8 ans.

Max

Le poulet fermier, Agnès Desarthe, coll. Mouche, Ecole des Loisirs

jeudi 30 mai 2013

Calpurnia

Alors là mes amis, arrêtez-vous sans hésiter sur cette pure pépite, j'ai nommé, Calpurnia !

Depuis quelques mois, L'école des loisirs s'est mise aux grands formats. Après quelques recueils de leurs séries phare comme Le Chat Assassin ou Le journal d'Aurore, certains titres, plutôt que d'être sortis en Médium, sont proposés en grand format, sans doute pour avoir plus de visibilité dans la jungle que sont nos tables de librairie.
Calpurnia fait partie de ceux-ci, et quel bonheur !
Tout d'abord, ce livre en tant qu'objet est superbe: sa couverture dénote et attire irrémédiablement l'oeil, en donnant le ton de ce roman savoureux, précieux et qui habite le lecteur de manière délectable.
Alors laissez-vous glisser dans cette petite merveille en vous installant confortablement, et savourez...


Calpurnia Virginia Tate a onze ans et de la suite dans les idées. 
Dans la chaleur de l'été 1899, elle va développer une curiosité insatiable pour l'observation des petites bêtes, des plantes et de tout ce qui l'entoure dans cette nature luxuriante. Elle consigne toutes ses découvertes dans son précieux carnet de naturaliste en herbe, en se posant mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? A quel âge acquiert-on la notion du temps ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n'y prête pas de livres ?
 Cet engouement pour l'observation scientifique est nourri par son grand-père, un type un peu farfelu et très attachant, passionné par les sciences, la nature et le progrès en général. Tous deux noueront une relation forte et très complice en partageant leur passion et en attisant sans cesse l'un l'autre leurs curiosités respectives.
Dans cette grande maison débordante de vie, fichée dans le comté de Caldwell, au Texas, Calpurnia va devoir se faire sa place au milieu de ses six frères et tenter de lutter contre les difficultés d'être une jeune fille à l'aube du XXe siècle. Quand sa mère désire à tout prix lui apprendre à cuisiner et à coudre, Calpurnia, elle, ne rêve que de pouvoir aller un jour à l'université. Et franchement, c'est tout ce qu'on lui souhaite !

Ce roman est une merveille, on y glisse comme dans une pairie de hautes herbes pour y faire une petite sieste à la chaleur du soleil, avec une petite brise qui chatouille et rafraîchit juste ce qu'il faut...
Un pur bonheur !
Dès 10-11 ans, et bien au delà, on aurait tort de se priver.
Julie.

"Calpurnia", Jacqueline Kelly, traduit de l'anglais (USA) par Diane Ménard, Ecole des loisirs

jeudi 23 mai 2013

Chien Pourri

Chien Pourri est moche, très bête, et pue la sardine.
Mais sous les montagnes de mouches et de puces peuplant son pelage râpé, un très gentil chien sommeille en lui, un chien qui rêve d'avoir un maître pour jouer à la ba-balle et recevoir des su-sucres.
Le voilà embarqué au sortir de sa poubelle dans une aventure rocambolesque avec son ami Chaplapla (qui doit son nom au fait qu'il s'est fait rouler dessus par un camion, ce qui l'a rendu tout plat...).
Ils croiseront la route de personnes pas fan pour un balle de 30 millions d'amis, et la naïveté de Chien Pourri pourrait bien lui jouer des tours dans ce monde de brutes...

" - Chaplapla, mon flair me dit que nous allons nous plaire dans cet endroit !
-Chien Pourri, tu es aussi naïf que moche, et tu es très moche ! "




Quelle joie de voir arriver ce petit bouquin aujourd'hui dans les nouveautés ! Colas Gutman, humour délicieux; Marc Boutavant, illus trop chouettes (même s'il se fait beaucoup plagier en ce moment, non ?).
Le duo ne pouvait que fonctionner, et en effet, ça roule ma poule...
Bref, un petit bonbec à s'envoyer cul-sec !!
A raconter dès 5 ans, à lire tout seul dès 7 ans.
Julie.

"Chien Pourri", Colas Gutman & Marc Boutavant, Mouche, Ecole des loisirs

lundi 30 mai 2011

Sombres citrouilles!

J'avoue, j'ai eu du mal à m'accrocher à ce bouquin. Mû par une force qui m'est inconnue, je l'ai quand même terminé. Voilà le pitch: Une famille se réunit dans la villa familiale pour fêter l'anniversaire de Papigrand. Les enfants seront vite témoins d'éléments particuliers qui révèlent l'existence de secrets de famille. Les enfants découvrent également le corps d'un homme dans le potager. Désireux de ne pas saboter la fête, ils cachent leur découverte aux membres de la famille. L'ambiance est lourde, pleine de vieilles habitudes malsaines et désagréables. Seul le sentiment que quelque chose va se passer m'a poussé à poursuivre la lecture. Lorsque je suis arrivé à la fin, ma surprise a été immense! Cette lourdeur qui me dérangeait tant depuis le début servait tout à fait le récit et lui apportait du poids. Je suis entré dans des manigances familiales glauques à mourir!A côté de ça, les histoires comme "Shutter Island" ressemblent à des Bisounours. Ce n'est pas un livre qui fait plaisir à lire mais quelle écriture, quelle chef d'oeuvre!!!! Au final, ce livre ne m'a pas laissé indifférent... On le déteste puis on l'adore mais jamais on ne l'aime. A lire absolument à partir de 14 ans bien fait!

Max.
Sombres citrouilles, Malika Ferdjoukh, éd. Ecole des Loisirs, 
coll. Médium, à partir de 14 ans

vendredi 20 mai 2011

Rencontre avec Marie Desplechin!

Pour ceux qui n'ont pas pu participer à la rencontre avec Marie Desplechin ce jeudi 19 mai à la Parenthèse (honte à vous !!!), voici nos impressions : Petit rappel, Marie Desplechin est une écrivain et journaliste française qui a écrit des livres pour enfants et adultes (Verte, Pome, Le journal d'Aurore, Danbé, j'en passe et des meilleures...). Nous l'avons donc invitée à venir dans notre librairie pour rencontrer ses lecteurs et répondre à nos questions. Nous avions également proposé aux adolescents qui le voulaient d'écrire la suite d'un de ses romans: "Les yeux d'or". Avec son aide, nous nous sommes mis d'accord pour élire les trois meilleurs textes proposés. Nous avons tous été très surpris par la qualité des textes écrits par ces jeunes écrivains en herbe (moyenne d'âge, 12 ans et demi, chapeau bas !).

Par la suite, nous lui avons posé une série de questions qui nous passaient par la tête (en réalité, ça faisait un mois qu'on s'y était tous mis pour préparer le truc mais bon...). Nous avons découvert son univers à travers son humour légèrement désabusé (ça peut paraître péjoratif, mais c'est tout le contraire, elle nous a fait mourir de rire ) mais criant de vérité. Lorsqu'on lui posait une question déjà bien alambiquée (ben oui hein, on fait ce qu'on peut), Marie (eh oui, on l'appelle par son petit nom maintenant !) ne se privait pas de nous raconter des anecdotes, de pousser des coups de gueule ou des coups de coeur. Avec une verve intarissable, elle a tenu son auditoire pendant une heure et demie en nous faisant rire aux éclats malgré des propos matures et bien réfléchis. Elle a partagé avec nous, sa vie d'écrivain, son avis de femme et de mère ainsi que son avis de lectrice. Nous avons tous été bluffés par sa simplicité et son ton naturel.
Ce rendez-vous a été pour nous une vraie belle rencontre! 
Bref, cette soirée a été un pur régal, alors merci à elle ! Nous vous invitons tous vivement à la lire, il y en a pour tous les âges, tous les goûts, et nous garantissons le plaisir, satisfait ou remboursé !

Max & Julie

Mon préféré: "Les yeux d'or"(mystérieusement magique!)




Et mon préféré: "J'envie ceux qui sont dans ton coeur" (wouah il est trôôôp beau !)





vendredi 4 février 2011

Les sorcières de Skelleftestad

Après avoir vérifié 3 fois l'orthographe de Skelleftestad (rebelote !), je vous invite vivement à entrer dans cet univers diabolique,qui, ma foi, est fort réjouissant !
Exit les balais et autres écoles de sorciers, lunettes rondes et romances juvéniles, bienvenue chez de vraies méchantes," moouuwahaha !!!" comme dirait Ben ;)


Dans le premier tome, L'étrange mariage de Nils Swedenborg, Ingrid, une femme belle, hautaine, intelligente, perfide et prédatrice va faire son entrée dans le petit village de Skelleftestad (copié-collé !). Elle semble en chasse et va semer le trouble dans l'esprit des hommes et la fureur dans celui des femmes. Et pour cause, Ingrid est une sorcière, et une dangereusement belle en plus. Alors pourquoi va t-elle choisir d'épouser ce crétin de Nils Swendenborg ? C'est vrai qu'il est beau, mais il est bête comme ses pieds. Ingrid a un plan, un dessein plutôt, qu'elle compte bien accomplir, et c'est diabolique... Moooouuwahaha !
C'est sa fille aînée, Johanna qui nous raconte cette histoire. Le ton est grinçant, drôle et joyeusement subtil.
On retrouve cette curieuse famille aux 16 ans des jeunes sorcières dans Les soeurs Swendenborg, le deuxième tome, pour notre malin plaisir. Johanna, froissée par une pique de sa mère la traitant de "presque humaine" va devoir prouver son talent en accomplissant un puissant sort qu'elle va devoir déterminer elle-même. Une fois de plus ce sera diabolique, et les habitants du village en prendront pour leur grade,  "Hou, hi, hi " comme elles disent. Toujours le même ton, drôle, grinçant, aux petits oignons !
Par contre, pour la happy end, il faudra repasser, ce n'est vraiment pas le genre de la maison Swendenborg, bien trop vulgaire...
Jean-François Chabas sort de son registre habituel pour un ton plus léger mais pas moins intelligent pour autant. C'est vraiment très plaisant ! Je vous invite à découvrir également ses autres textes, et particulièrement Asami le nageur.
Bonnes lectures :) 
Pour les sorcières, dès 13 ans.
Julie

"Les sorcières de Skelleftestad", t.1 L'étrange mariage de Nils Swedenborg  & t.2 Les soeurs Swendenborg , Jean-François Chabas, Ecole des loisirs, coll. Médium

mardi 23 novembre 2010

Mon petit coeur imbécile

Je dois être la dernière de l'équipe à l'avoir lu. Et mon petit coeur imbécile à moi a bien failli passer à côté de ce petit bijou ! Alors merci mes collègues de m'avoir fait découvrir ce petit roman précieux...



Sisanda, la narratrice, a 9 ans, et un petit coeur imbécile affublé d'une maladie idiote qui menace de lâcher à tout moment. Elle ne peut donc pas jouer, courir ou sauter comme tous les autres enfants. Alors elle est devenue super forte en mathématiques. Normal, elle passe la plupart de son temps à compter les battements de son coeur et les jours qu'elle a vécu. Et puis surtout, qu'il faudrait 38 ans, 3 mois et 20 jours pour rassembler l'argent nécessaire à l'opération dont son petit coeur imbécile a besoin.
Mais Maswala, littéralement mamantilope, sa mère, court comme une flèche. Alors le jour où elle découvre qu'en remportant le marathon de Kamjuni elle pourrait gagner assez d'argent pour faire opérer sa fille à l'étranger, elle s'y inscrit immédiatement. Mais 3 semaines avant le départ, elle se fait piquer par un scorpion dans les collines où elle s'entraîne chaque jour, et sa participation au marathon est fortement compromise...
Ce petit roman et sa narratrice nous embarquent dès la première page. L'atmosphère et le quotidien du petit village africain où se déroule cette aventure sont très justement décrits, sans pathos ni condescendance. Les personnages sont très touchants et attachants. On écoute avec inquiétude les battements du coeur de Sisanda et on court de toutes nos forces avec Maswala en espérant autant que tout le village réuni qu'elle remportera la course.
Vous voulez savoir si elle gagnera ? Je vous laisse le soin de le découvrir...
Dès 9-10 ans.

Julie

"Mon petit coeur imbécile", Xavier-Laurent Petit, Neuf, Ecole des Loisirs

lundi 22 novembre 2010

Babyfaces

"Babyface: se dit d'un catcheur qui joue le rôle du gentil et que la foule aime.
Heel: se dit de celui qui joue le rôle du méchant."


Amiens, quartier populaire traversé de part en part par une autoroute où seule une passerelle fait le lien entre les 2 côtés. Cette passerelle, Nejma et Raja la traversent tous les jours pour se rendre à l'école. Ces 2 gamins sont un peu comme Laurel et Hardy: Raja, petit, maigre, gringalet et gentil comme tout. Nejma, quant à elle est très grande et "personne ne l'aimait. Tout le monde avait ses raisons. Elle était moche, elle était mal habillée, elle était grosse, elle était violente, elle était méchante, elle était nulle. Et elle crachait par terre."
Dans ce quartier, un seul élément lie tout le monde : le catch. Enfin presque, tout le monde sauf Nejma qui pour rien au monde ne toucherait quelqu'un d'autre, ni la mère de Raja qui pense que c'est un sport de brutes. Lorsque que l'ouverture d'une école de catch est annoncée, c'est l'engouement général, tous les gamins passent leur temps à se bastonner pour s'entraîner. Et là, c'est le drame: Jonathan Suyckerbuck est retrouvé inconscient au fond de la cour de récré. Nejma est la coupable idéale aux yeux de tous.
Raja raconte cette histoire avec un humour délicat. Les personnages sont très attachants : tout d'abord le duo Raja/Nejma, mais aussi les parents de Raja, pleins de chaleur, et puis Isidore, le vigile du supermarché dans lequel Nejma va traîner après les cours et qui lui dit: "Tu n'es pas grosse. Tu est puissante."
Un roman fort et positif où l'on apprend que les Babyfaces et les Heels ne sont pas toujours ceux que l'on croit.
Dès 9-10 ans

Julie

"Babyfaces", Marie Desplechin, Neuf, Ecole des Loisirs