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jeudi 1 septembre 2011

Qui es-tu Alaska ?

J'ai lu Alaska il y a au moins 2 mois (et donc pleeeein d'autres livres depuis).
J'avoue que j'ai donc un peu de mal à me rappeler de tous les petits détails qui m'ont fait aimer ce livre. Ca m'apprendra à me vautrer dans la procrastination tiens ! La prochaine fois, je n'attendrai pas aussi longtemps à me décider à tapoter sur mon clavier (eh oui, 2, 3 doigts max en même temps, si c'est pas la classe ça pour une fille du 21eme siècle ! Vous apprécierez donc d'autant plus l'effort...).
Voilà, ça commence à me revenir...





Miles Halter a seize ans et sa plus grande passion dans la vie est de connaître les "dernières paroles", c'est pourquoi il est sans arrêt plongé dans des biographies, surtout la fin... Adolescent solitaire par défaut, il décide de quitter son cocon familial pour aller étudier dans un pensionnat. Assoiffé de vie, d'expériences, ce sera pour lui le lieu de tous les possibles.
Sa vie jusqu'alors bien monotone va prendre un tout autre tournant en compagnie du Colonel, de Takumi et surtout, surtout, de la troublante, de l'insaisissable, de la fascinante Alaska Young.
Tous ensemble, ils feront les 400 coups, ils expérimenteront des tas de petites choses, et ils traverseront aussi de douloureuses épreuves.
Roman initiatique, roman d'apprentissage, roman des premières fois.
J'ai énormément ri, j'ai pleuré comme une madeleine. Ce roman est un pur concentré d'émotions de toutes sortes, je l'ai beaucoup aimé, j'aurai adoré le lire à 15 ans.
Une très jolie lecture.
Dès 14 ans.

Julie.

"Qui es-tu Alaska ?" John Green, traduit de l'américain par Catherine Gibert, éd. Gallimard, coll. Scripto, ou Pôle fiction pour la version poche.

mardi 30 août 2011

Vango Tome 1 "Entre ciel et terre"

Après Tobie Lolness, Timothée de Fombelle nous gâte à nouveau avec un fabuleux roman d'aventures mené tambour battant : Vango.
Certes, je suis un peu à la traîne puisqu'il est sorti il y a lôôôngtemps ( 1 an et demi, bouh la honte !!), mais je ne l'ai lu que très récemment. En même temps c'est tant mieux puisque Vango la suite sort dans un petit mois, je n'aurai donc pas à attendre trop pour poursuivre les folles aventures de nos héros (on peut bien dire "héros" vu ce qu'ils ont à affronter, à accomplir ne serait-ce que pour sauver leur peau, sans même parler des petits à côté agréables de la vie !).


Cette histoire se déroule dans l'Europe de l'entre deux guerres, où l'on assiste à la montée lancinante du nazisme, à la méfiance qui se généralise. Le roman s'ouvre dans le Paris de 1934, sur le parvis de Notre-Dame, où Vango, jeune homme aux origines troubles ayant grandi dans les îles Eoliennes, doit être ordonné prêtre d'une minute à l'autre. Bien entendu, cette ordination tourne en eau de boudin (ouf !) et l'aventure commence.
Prenez maintenant un shaker, mettez-y une dose de truands russes, un vieux commissaire ventripotent, Ethel, une belle et jeune anglaise fana de vitesse qui conduit des bolides dernier cri (vintage hein les bolides, n'oublions pas qu'on est dans les années 30). Ajoutez-y un bouchon de moines reclus sur une île, une dose de voyages en zeppelin, une pincée de France, une autre d'Allemagne, d'Italie et d'Angleterre et pour finir, Vango, notre héros mystérieux en bien fâcheuse posture. Secouez bien le tout, et vous obtiendrez un cocktail détonnant, qui se boit d'une traite jusqu'à la dernière goutte.
En somme, une aventure haletante où l'on se laisse volontiers entraîner sans avoir le temps de reprendre son souffle.
Je pense qu'il y a plusieurs degrés de lecture: le premier, pour des tout jeunes très bons lecteurs, dès 11 ans, où l'on se laisse simplement porter par l'aventure. Un peu plus tard, vers 14-15 ans, on appréciera en plus tout le contexte historique, très bien restitué en filigrane, que l'on aura sans doute envie d'approfondir.
Pour conclure, vivement la suite !

Sélection Prix Ado-Lisant 2012
Julie.
"Vango tome 1 Entre ciel et terre", Timothée de Fombelle, éd. Gallimard Jeunesse

mardi 9 août 2011

LE SEIGNEUR DES PORCHERIES Le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes

"Ce premier roman singulier commence avec la mort d'un mammouth à l'ère glaciaire et finit par une burlesque chasse au porc lors d'un enterrement dans le Midwest d'aujourd'hui. Entre-temps, on assiste à deux inondations,
à quatorze bagarres, à trois incendies criminels, à une émeute dans une mairie, à une tornade dévastatrice et à l'invasion de méthodistes déchaînés; on suit la révolte d'une équipe d'éboueurs et on voit comment un match de basket se transforme en cataclysme.
Tout se passe dans la petite ville de Baker, sinistre bourgade du Midwest ravagée par l'inceste, l'alcoolisme, la violence aveugle, le racisme et la bigoterie. Au centre des évènements, John Kaltenbrunner, un enfant du pays, en butte à toutes les vexations, animé par une juste rancoeur. Comment John se vengera-t-il de la communauté qui l'a exclu ? Jusqu'où des années de désespoir silencieux peuvent-elles conduire un être en apparence raisonnable ?"





En ouvrant ce livre, nous plongeons en apnée dans une Amérique profonde, puritaine, violente, bête et méchante, ravagée par l'alcool, la bassesse humaine, le tout baignant dans une cruelle ironie où chacun en prend pour son grade.
Ce récit hyper détaillé de la courte vie de Kaltenbrunner, ce témoignage pourrait-on dire, de la vie ce héros christique acculé par une poisse d'enfer dès sa naissance, rapporté par un de ses compagnons de galère pour rétablir la vérité quant à John, nous immerge dans une épopée par moments grave, par moments hilarante, et toujours étonnante. Ce faisant, Egolf procède à une critique décapante de la société américaine rurale (et de l'humanité en général...), en passant par le biais d'une Baker boueuse, mesquine, sectaire et puante -propre et figuré !-.
Le ton est acerbe, le rythme parfait, les phrases précises, truculentes, haletantes et le vocabulaire pointu. Tristan Egolf est un virtuose et manie les mots avec brio (la traduction est très bonne) rendant son récit tantôt désopilant, tantôt révoltant.
Ce roman flamboyant et bourré d'imagination est véritablement jubilatoire, il est entré immédiatemment dans le trio de tête de mon top 5 et je doute qu'il en soit délogé. Il m'a consternée, fait beaucoup rire (noirement hein, pas d'ambiguïté là-dessus !), passionnée et embarquée; je l'ai dévoré avidemment.
J'adore ce genre de littérature et il faut bien dire que les américains sont particulièrement doués pour ce genre d'épopées sociales ravageuses, je n'ai pas trouvé d'équivalent -quoique certains indiens se défendent pas mal, je pense notamment à Rohinton Mistry et son Equilibre du monde que je vous conseille vivement (publié en Livre de poche )-.
Que les amateurs n'hésitent pas une seconde, narines sensibles s'abstenir, la grève des éboueurs est particulièrement éprouvante...
Vous aimerez sans doute aussi  La conjuration des imbéciles.

Julie.

"Le seigneur des porcheries" Tristan Egolf, traduit de l'américain par Rémy Lambrechts, ed. Folio Gallimard

dimanche 19 juin 2011

L'amour dure plus qu'une vie

LE LIVRE DE L'ETE !!!
Achetez-le sans plus tarder, chez nous évidemment !
Non, je déconne, mais on a une pile de 20 à écouler, alors si quelqu'un est partant, c'est à Liège que ça se passe, 24 rue des Carmes à la Parenthèse. Je vous filerai des signets, même des carnets gratos si il m'en reste, mais débarrassez-moi de ce truc, par pitié !!

J'avoue que les machins à l'eau de rose, je suis cliente le plus souvent, un par trimestre, c'est plus ou moins mon quota, je m'enfile ça comme un film débile et c'est plié, j'aime bien (beaucoup même si je ne dépasse pas le quota).
En lisant celui-ci, je pensais faire une double "bonne" action, c'est à dire remplir mon quota, puis écouler la pile en tout bien tout honneur.
Sauf que c'est impossible !
Le livre est à l'image du titre: naze de chez naze...




Rien que la couv', beurk !! J'aurai dû m'en douter.
Bon, le pitch: Lucy, jeune american girl, est titillée par un beau ténébreux mystérieux de son lycée, Daniel, qui le soir du bal de fin d'année, l'appelle Sophia et lui apprend que cela fait 15 siècles qu'ils se chassent-croisent, qu'ils s'aiment à la vie à la mort.
Bon au moins, elle ne le croit pas tout de suite. Mais petit à petit, elle retrouve la Mémoire oubliée que lui a bien gardé en tête. La première fois qu'il l'a vue (en l'an de grâce 500 et des poussières) il l'a zigouillée dans sa hutte avec toute sa famille, avant d'être pris de gros remords et de se rendre compte que c'était la femme de ses vies. Puis à une autre époque, il est mort pour elle, et par la suite passe toutes ses vies à la retrouver et blablabli et blablabla... Non mais, vous y croyez vous ?? Eh ben elle, si. Mais apparemment, it's really true. Oh my god !!
Bref, après ça, elle le perd de vue, sans jamais vraiment l'oublier, puis un autre type l'aborde en se faisant passer pour lui, alors qu'en fait c'est un gros méchant qui veut sa peau, mais elle tombe dans le panneau, et le beau Daniel vient à sa rescousse et ils doivent s'échapper pour se cacher du méchant, mais ils ont quand même le temps de faire des petites cochonneries pour pimenter le bazar.
En gros voilà.
En fait, ce qui m'a le plus choquée, c'est que l'on puisse faire croire à des jeunes filles candides qu'un type puisse faire tout ça rien que pour leurs beaux yeux.
Je ne veux pas être cynique, car je crois profondément en l'amûûûr, mais y'a quand même des limites. On a déjà du Cendrillon en veux-tu en voilà quand on est gosses, alors il faut un peu limiter les dégâts quand même, Hollywood reste Hollywood, et là, ce bouquin est pour moi une sale pub 100% mensongère, même si, comme je l'ai déjà dit, je suis plutôt cliente des histoires fleur bleue.
Bref, plutôt me taper tous les Twilight que de relire ça !

Julie.

"L'amour dure plus qu'une vie", Ann Brashares, Gallimard Jeunesse

mercredi 15 juin 2011

Les mésaventures de Tallulah Casey

Connaissez-vous Georgia Nicholson, ses choupi-trognons, son chat et ses vati et muti ?
Eh bien cette fois, c'est à sa jeune cousine Tallulah que l'on a à faire, et elle est tout aussi délurée que son aînée.
Lullah, pour les intimes, part passer l'été dans les landes désolées du Yorkshire, pour un stage d'été au prestigieux conservatoire de Dother Hall. Au programme : théâtre, danse, chanson mais elle n'est pas franchement douée, c'est le moins qu'on puisse dire. En revanche, elle n'a pas son pareil pour faire rire son auditoire, même si c'est souvent malgré elle ! 





Lullah aimerait bien devenir une star, mais difficile de trouver du temps entre les tentatives de bécotages de garçons et les fous rires entre copines tout aussi fofolles les unes que les autres.

Je n'ai pas autant rit que pour les Georgia Nicholson, mais ce nouvel opus de Louise Renninson est dans la même veine que ses prédécesseurs. Peut-être perd-t'on un peu de la subtilité des jeux de mots avec la traduction ? Rien que le titre: "Withering tights" en anglais (flétrissement de collants, littéralement) à mettre en lien avec "Wuthering heights", Les hauts de hurlevent, au programme de leur stage d'été.
En résumé, un livre sympa, un peu lourdingue, mais qui en fera glousser plus d'une.
Dès 11 ans.

Julie.

"Les mésaventures de Tallulah Casey", Louise Renninson, traduit de l'anglais par Catherine Guibert, ed. Gallimard Jeunesse

vendredi 3 juin 2011

Les corbeaux de Pearblossom

Voici un petit conte à l'humour mordant, unique livre d'Aldous Huxley pour la jeunesse.


Mme Corbeau est désespérée, chaque jour, à son retour de courses, elle trouve son nid vide, là où chaque matin elle avait pondu un bel oeuf.
Elle découvre alors que c'est le gros et vieux serpent à sonnette qui niche en bas de l'arbre qui chaque jour se sustente de ses précieux oeufs. C'en est trop, ça ne va pas continuer à se passer comme ça !
Son mari, Mr Corbeau (qui au passage considère sa femme comme une véritable écervelée, mais ne nous formalisons pas, cette histoire a été écrite en 1944, depuis, heureusement, on a fait du chemin !) et son ami Vieux Hibou, vont trouver une ruse pour jouer un tour au serpent qui ne dévorera plus d'oeufs de sitôt !



Cette histoire m'a fait beaucoup rire et elle est magnifiquement servie par les superbes illustrations de la grande Beatrice Alemagna (que de superlatifs ! mais bien mérités.)
C'est une illustratrice que j'adore, et une fois de plus, elle nous plonge dans un très bel univers.
Je vous invite vivement à découvrir son travail : http://www.beatricealemagna.com/

A se faire raconter dès 5 ans et à lire tout seul dès 7-8 ans.

Julie.

"Les corbeaux de Pearblossom" Aldous Huxley, ill. Beatrice Alemagna, Gallimard, coll. L'heure des histoires

mercredi 25 mai 2011

La grosse claque !



Ma vie a changé. J'ai découvert (il était temps !) le grand Milan Kundera.
Mon intronisation dans son oeuvre a démarré par "L'insoutenable légèreté de l'être". Ah quel titre ! Il m'a toujours impressionnée, et je m'attendais à tort une à écriture très ardue. J'ai donc été vraiment surprise par l'incroyable fluidité de celle-ci. J'avais furieusement envie d'annoter le livre à presque chaque page (mais ce n'était malheureusement pas le mien, damned !). Je ne me risquerai pas à essayer de résumer ce roman foisonnant, histoires de vie, histoires d'amour croisées sur fond de printemps de Prague, et beaucoup, beaucoup plus que ça...
Du coup, j'ai enchaîné directement avec un autre de ses romans, plus récent, écrit directement en français (les autres sont traduits du tchèque), "L'ignorance". Plus court, mais pas moins profond pour autant. Iréna et Josef, tous deux emmigrés (l'une à Paris, l'autre au Danemark) depuis la fin des années 60, reviennent sur les traces de leur vie d'avant, en retournant à Prague après la chute du communisme, tout comme Ulysse revient à Thèbes après ses vingt ans d'errance.
Je suis complètement bouleversée par la découverte de l'univers de Kundera, j'ai pris une claque monumentale ! Je crois que je ne peux pas vraiment en dire plus, c'est bien trop personnel. Je vais donc continuer tranquillement ma promenade à travers son oeuvre, il m'en reste encore pas mal à explorer...
Vous devez lire Kundera !

Julie.

Petits messages perso: Merci Nico de m'avoir incitée à lire "L'insoutenable légèreté de l'être" maintenant (bien vu !), merci de m'avoir prêté "L'ignorance", et Max, merci de m'avoir prêté "L'insoutenable..." tout de suite, tu as rendu un beau service à mon impatience !
 




"L'insoutenable légèreté de l'être" Milan Kundera, traduit du tchèque par François Kérel, Folio Gallimard
"L'ignorance" Milan Kundera, Folio Gallimard

lundi 18 avril 2011

Phénomènes de foire


Et si vous aviez une capacité unique que personne ne comprendrait? Et si cette capacité vous empêchait de regarder le monde "normalement"? Qu'adviendrait-il de vous? Arthur, Violaine, Nicolas et Claire ont chacun une "capacité surnaturelle". Je parle bien de capacités et pas de pouvoirs car celles-ci vont les handicaper autant que les aider. Violaine vit dans un monde de dragons qui représentent la personnalité de chacun, Nicolas voit le monde d'une autre couleur que nous ce qui lui permet de voir les "couches " de matière, Claire semble vivre dans un monde où la gravité n'est pas la même pour elle, Arthur mémorise tout ce qu'il voit et entend.
Ces capacités ne se déclenchent pas quand ils le veulent. Ils vivent comme ça! C'est pourquoi l'aventure commence dans un asile-internat où seul un médecin se préoccupe du sort de ses pensionnaires. Malheureusement, des hommes étranges l'enlèvent et cherchent désespérément après quelque chose... Ni une ni deux, nos quatre héros s'enfuient du pensionnat pour aider leur ami docteur. Les voilà partis dans une chasse au trésor poursuivis par ces hommes étranges. Tant aidés que freinés par leurs capacités, ce récit dépeint des super-héros pas si supers que ça... Même si l'aventure menée par des enfants semble "bateau", la façon d'amener les "pouvoirs" est assez intéressante. Premier tome d'une trilogie, je n'ai qu'une envie c'est de lire la suite pour savoir comment les héros vont se dépatouiller avec leurs capacités. A découvrir dès 13-14 ans.

 Max
Phaenomen, Gallimard , Eric L'Homme, 13-14 ans

lundi 24 janvier 2011

New York New York, ou Scarlett, le retour

Pour bien commencer, voici un tube made in Sinatra pour accompagner la lecture du billet...





Alors maintenant, laissez-moi vous présenter Scarlett pour ceux qui ne la connaitraient pas encore.
Cette jeune new-yorkaise de 15 ans vit avec sa famille dans l'hôtel Hopewell, tout proche de Central Park. Cet hôtel Art Déco, splendeur en son temps, devient dangereusement décati et ses parents ont de plus en plus de mal à le tenir, n'ayant même plus de personnel.
Scarlett est la troisième des quatre enfants Martin: Spencer, l'aîné, 19 ans, comédien en devenir, Lola, 18 ans, jeune femme d'un calme et d'une gentillesse impressionnants, et Marlène, la petite dernière, 11 ans, rescapée d'un cancer ayant un caractère explosif, profitant légèrement de son statut.




Dans Suite Scarlett, on découvre toute cette joyeuse tribu le temps d'un été, où Scarlett et ses frères et soeurs sont de corvée pour aider leurs parents à faire tourner l'hôtel, alors même que tous les amis de Scarlett sont en vacances en Europe ou ailleurs, au grand désespoir de celle-ci. Mais finalement, en aidant Spencer à monter Hamlet dans la salle à manger de l'hôtel à l'insu de leurs parents et en étant chargée d'une cliente particulièrement farfelue et exigeante, Mrs Amberson, Scarlett va passer un été beaucoup moins morose qu'elle ne l'avait imaginé...
Alors quelle ne fût pas ma surprise, que dis-je, ma joie, quand pas plus tard que vendredi, en ouvrant un carton de livres tout beau tout frais, je suis tombée sur Au secours, Scarlett ! Je ne savais même pas qu'il y avait une suite et mon petit coeur de midinettte a frétillé de bonheur ...
Le livre commence presque pile là où on avait quitté Scarlett, aux derniers jours de l'été. La rentrée arrive, les amis de Scarlett sont de retour et la vie "normale" reprend son cours, le lycée, le "petit boulot" d'assistante de Mrs Amberson, les querelles de famille. Sauf que chez les Martin, rien ne reste longtemps normal et on est rapidement embarqué dans leurs nouvelles aventures trépidantes. En prime, vous aurez droit à de jolies balades dans New York, de l'Empire State Building aux avenues huppées en passant par Broadway et bien sûr Central Park.
Et cette fois, la fin ne laisse présager qu'un nouvel opus, ou alors Maureen Johnson est vraiment très cruelle !
Alors en résumé, les filles, allez-y vous ne serez pas déçues ! (Peut-être même les garçons mais j'en doute... Donnez-nous un avis masculin !)
Dès 13 ans mais pour les plus grandes ça marche aussi :)

Juju la Praline

"Suite Scarlett" & "Au secours, Scarlett !"  Maureen Johnson, traduit de l'anglais par Cécile Dutheil de la Rochère, éd. Gallimard Jeunesse, coll. SCRIPTO, 2010 & 2011

vendredi 5 novembre 2010

Une histoire à "REGARDER" et à placer sur votre table de chevet.

Voici un album magnifique, avec un texte direct mais juste.
Des tableaux majestueux, d'une beauté époustouflante, 
qui décrivent, avec délicatesse, ces ressentis et
ces états d'âmes pas toujours agréables 
dans lesquels on est perdu et où rien ne va,
lorsque la mélancolie nous envahi 
sans trop savoir comment ni pourquoi...
Mais à la suite de ce triste voyage, 
Shaun Tan nous emmène jusqu'à cette chose souvent cachée 
et cependant toujours présente :
cette petite lueur toute discrète qui vient pointer le bout de son nez et nous redonner espoir et gaité.

L'arbre rouge de Shaun Tan, traduit par Florence et Claude E. Dagail, édité chez Gallimard Jeunesse 2010. L'ouvrage a déjà fait l'œuvre d'une première édition à "La compagnie Créative" en 2003.
Quatrième de couverture :
"Qui ne s'est jamais levé un jour, sans trop savoir que faire,
un de ces jours où tout va de mal en pis
et où vous vous sentez bizarre dans un monde étranger?"

Accessible dés 8 ans même si je pense que l'âge adulte vous fera profiter plus pleinement de l'ouvrage.

Petit mot sur Shaun Tan :
Auteur et dessinateur australien diplômé en arts et littérature anglaise, il débute sa carrière en travaillant en freelance pour illustrer des livres d'images. Puis il dessine pour des magazines de science-fiction et d'horreur destinées aux adolescents et, au bout de quelques années, son travail est récompensé par de nombreux prix dont "The Picture Book of the Year Award", le prix CBCA (Children’s Book Council of Australia) du meilleur livre illustré de l’année pour The Rabbits, avec John Marsden.
En 2001, il reçoit le prix du meilleur artiste aux World Fantasy Awards de Montréal. Il a également reçu une mention honorable à la Foire Internationale de Bologne, ainsi que le prix “Octogones 2003“ du Centre International d’Etudes en Littérature Jeunesse en France. 
Et pour finir ''Là où vont nos pères'' a obtenu le Fauve d'or, soit le prix du Meilleur album 2008 lors du Festival d'Angoulême. 

A découvrir aussi en français aux éditions Gallimard (2009) : 
"Contes de la banlieue lointaine"
 Pour le reste aller visiter l'univers onirique et poétique de l'auteur sur son site www.shauntan.net.

Ben.

mardi 2 novembre 2010

Prisonnière du désert

Gemma, jeune londonienne de 16 ans en partance pour des vacances au Vietnam avec ses parents branchouilles, va être droguée et kidnappée par un beau jeune homme mystérieux à l'aéroport de Bangkok après s'être fait offrir un café.
A son réveil dans une cabane sommaire, elle ne trouve qu'une lumière éblouissante, une chaleur accablante et du sable, des tonnes de sable rouge à des kilomètres à la ronde, et rien d'autre qui ne se profile à l'horizon.
En plein milieu du bush australien, seule avec Ty -son ravisseur plus si charmant- et le désert , son cauchemar commence...


Gemma va donc tout tenter pour s'échapper, mais aussi très rapidement comprendre qu'elle est piégée, là, au milieu de nulle part, et que seul Ty pourra décider de son sort. Après plusieurs tentatives de fuite, de grèves de la faim, de supplications, elle va devoir se résigner pour survivre et apprendre à faire confiance à son ravisseur, apprendre à le connaître et à le comprendre.
Elle découvrira alors que Ty la piste depuis 10 ans, et que c'est par un amour fou pour elle qu'il l'a enlevée, pour la délivrer...
On est très rapidement happé par ce thriller psychologique où la complexité de la personnalité des personnages, particulièrement celle de Ty, installe une ambiguïté qui met vaguement mal à l'aise. On découvre d'une manière originale, par le biais de cette lettre qu'écrit Gemma à Ty, le caractère un peu fou du syndrome de Stockholm.
Par ailleurs, le décor de ce drame psychologique est magnifique, envoûtant. Ce désert australien est à la fois hostile, à la fois rempli de richesses cachées, regorgeant de faune et de flore insoupçonnables. Il est sauvage, mais si on l'apprivoise, il nous offre de quoi survivre, à l'image de Ty...
Une lecture surprenante, haletante, j'ai adoré !
Dès 14 ans.

Julie
(Sélection Prix Farniente 2012, catégorie Deux Baskets )

"Lettre à mon ravisseur" Lucy Christopher, traduit de l'anglais par Catherine Gibert, éd. Gallimard Jeunesse, Scripto

lundi 25 octobre 2010

Hänsel et Gretel plus sombre que jamais.

Coup de cœur 2009 pour
un des contes les plus célèbres et le plus sordide des frères Grimm
illustré ici par Lorenzo Mattotti qui a laissé tomber cette fois-ci, 
la couleur, pour de véritables tableaux en noir et blanc.
Mattotti exploite dans cet album, le pinceau et l'encre de Chine pour illustrer parfaitement la noirceur de ce récit terrifiant. Deux enfants, Hänsel et Gretel, abandonnés par leurs parents dans la forêt, s'enfoncent dans les bois et tombent sur une maison faite de pain d'épices dans laquelle ils se retrouvent sous l'emprise d'une sorcière.

Rentrez dans cet univers inquiétant et retrouvez vos peurs et vos angoisses d'enfant.

Pour grands enfants
(et à ne pas laisser trainer entre toutes les mains Mouahahaaa ;)
Jacob et Wilhelm Grimm
Traduit de l'allemand par Jean-Claude Mourlevat.
Illustré par Lorenzo Mattotti aux éditions Gallimard Jeunesse.
Ben

samedi 23 octobre 2010

Le Roi qui n'a rien & L'album qui a tout.

Nouveauté.
Dans un pays où tout le monde à tout,
le "Roi qui n'a rien" n'a rien et ne veut rien!
Il se contente juste d'être là.
 Mais une rencontre anodine va certainement lui donner la chose la plus précieuse qu'on puisse avoir...
Difficile de cacher le sujet principal, 
mais au-delà de ces apparences 
cet album est une petite perle qui nous offre bien plus qu'un simple thème! Un texte beau et agréable (Alex Cousseau) avec des illustrations (Charles Dutertre) qui concordent à merveille.
Sorti en Octobre 2010 aux éditions Gallimard Jeunesse Giboulées.
(à partir de 5 ans)
Ben.