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vendredi 6 septembre 2013

Le journal malgré lui de Henry K. Larsen

Après "Dear Georges Clooney, tu veux pas épouser ma mère ?" et "Moi, Ambrose, roi du scrabble", Susin Nielsen nous revient tout fraîchement avec une véritable pépite, un roman encore meilleur que ses deux prédécesseurs.




"Quelque chose me dit que Cecil n'est pas la crème de la crème des psychologues. Déjà, il est gratuit. (...) Son bureau est minuscule et encombré, avec des meubles bas de gamme, abîmés et tâchés. Et puis, on dirait qu'il n'a pas pu se payer de vêtements neufs depuis 1969. Nous n'avons pas encore parlé de "çA". Il essaye de m'y amener l'air de rien. Il me pose parfois des questions orientées. Mais quand il le fait, je prends ma voix de robot pour lui répondre. "Je-ne-sais-pas. De-quoi-vous-parlez. Espèce-d'humanoïde." 
Alors, il bat en retraite."

(si quelqu'un sait comment faire un "c cédille" majuscule sur blogger, je suis preneuse...)

Après le drame terrible qui a frappé Henry et sa famille, son psy, Cecil, lui conseille d'écrire dans un journal. C'est donc dans ce journal malgré lui que nous découvrirons Henry. Au fil des pages, des jours, nous le suivrons dans sa nouvelle vie, où il fait tout pour cacher et oublier "çA". Mais petit à petit, il s'ouvre et redécouvre des petits bonheurs et joies au contact des autres, malgré sa réticence de départ.
A travers une galerie de personnages un peu loufoques et cabossés mais terriblement attachants, Susin Nielsen, avec son immense talent, nous raconte cette histoire au ton grave, mais avec un humour décapant, ce qui la rend beaucoup plus légère tout en étant pleine d'émotions.
Et pour les lecteurs d'Ambrose, on a même la jolie surprise de le retrouver parmi la bande de nouveaux potes d'Henry.
Susin Nielsen est sans conteste une auteure à suivre, vivement son prochain bouquin !
Dès 12-13 ans et bien au-delà.
Julie.

"Le journal malgré lui de Henry K. Larsen", Susin Nielsen, traduit de l'anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec, ed. Hélium

jeudi 30 mai 2013

Calpurnia

Alors là mes amis, arrêtez-vous sans hésiter sur cette pure pépite, j'ai nommé, Calpurnia !

Depuis quelques mois, L'école des loisirs s'est mise aux grands formats. Après quelques recueils de leurs séries phare comme Le Chat Assassin ou Le journal d'Aurore, certains titres, plutôt que d'être sortis en Médium, sont proposés en grand format, sans doute pour avoir plus de visibilité dans la jungle que sont nos tables de librairie.
Calpurnia fait partie de ceux-ci, et quel bonheur !
Tout d'abord, ce livre en tant qu'objet est superbe: sa couverture dénote et attire irrémédiablement l'oeil, en donnant le ton de ce roman savoureux, précieux et qui habite le lecteur de manière délectable.
Alors laissez-vous glisser dans cette petite merveille en vous installant confortablement, et savourez...


Calpurnia Virginia Tate a onze ans et de la suite dans les idées. 
Dans la chaleur de l'été 1899, elle va développer une curiosité insatiable pour l'observation des petites bêtes, des plantes et de tout ce qui l'entoure dans cette nature luxuriante. Elle consigne toutes ses découvertes dans son précieux carnet de naturaliste en herbe, en se posant mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? A quel âge acquiert-on la notion du temps ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n'y prête pas de livres ?
 Cet engouement pour l'observation scientifique est nourri par son grand-père, un type un peu farfelu et très attachant, passionné par les sciences, la nature et le progrès en général. Tous deux noueront une relation forte et très complice en partageant leur passion et en attisant sans cesse l'un l'autre leurs curiosités respectives.
Dans cette grande maison débordante de vie, fichée dans le comté de Caldwell, au Texas, Calpurnia va devoir se faire sa place au milieu de ses six frères et tenter de lutter contre les difficultés d'être une jeune fille à l'aube du XXe siècle. Quand sa mère désire à tout prix lui apprendre à cuisiner et à coudre, Calpurnia, elle, ne rêve que de pouvoir aller un jour à l'université. Et franchement, c'est tout ce qu'on lui souhaite !

Ce roman est une merveille, on y glisse comme dans une pairie de hautes herbes pour y faire une petite sieste à la chaleur du soleil, avec une petite brise qui chatouille et rafraîchit juste ce qu'il faut...
Un pur bonheur !
Dès 10-11 ans, et bien au delà, on aurait tort de se priver.
Julie.

"Calpurnia", Jacqueline Kelly, traduit de l'anglais (USA) par Diane Ménard, Ecole des loisirs

jeudi 23 mai 2013

Chien Pourri

Chien Pourri est moche, très bête, et pue la sardine.
Mais sous les montagnes de mouches et de puces peuplant son pelage râpé, un très gentil chien sommeille en lui, un chien qui rêve d'avoir un maître pour jouer à la ba-balle et recevoir des su-sucres.
Le voilà embarqué au sortir de sa poubelle dans une aventure rocambolesque avec son ami Chaplapla (qui doit son nom au fait qu'il s'est fait rouler dessus par un camion, ce qui l'a rendu tout plat...).
Ils croiseront la route de personnes pas fan pour un balle de 30 millions d'amis, et la naïveté de Chien Pourri pourrait bien lui jouer des tours dans ce monde de brutes...

" - Chaplapla, mon flair me dit que nous allons nous plaire dans cet endroit !
-Chien Pourri, tu es aussi naïf que moche, et tu es très moche ! "




Quelle joie de voir arriver ce petit bouquin aujourd'hui dans les nouveautés ! Colas Gutman, humour délicieux; Marc Boutavant, illus trop chouettes (même s'il se fait beaucoup plagier en ce moment, non ?).
Le duo ne pouvait que fonctionner, et en effet, ça roule ma poule...
Bref, un petit bonbec à s'envoyer cul-sec !!
A raconter dès 5 ans, à lire tout seul dès 7 ans.
Julie.

"Chien Pourri", Colas Gutman & Marc Boutavant, Mouche, Ecole des loisirs

mercredi 22 mai 2013

Mon père est une saucisse

Dans la famille de Séraphine, je demande le père.
Cet expert-comptable en a sa claque de compter les sous des autres pendant que sa superwoman de femme sillonne la planète pour décrocher des contrats au nom de l'entreprise familiale "Sucre", héritée du patriarche à son départ en retraite. 
Sur un coup de tête, il plaque son ennuyeux boulot pour se lancer dans une nouvelle carrière: comédien.
Et contre toute attente, il décroche quasi immédiatement un rôle, celui d'une saucisse "Knackou" (on ne va pas faire de la pub pour des saucisses en plastoc quand même !).
J'aime autant vous dire que sa femme est loin d'être ravie... Quant à ses trois enfants, ça les fait plutôt marrer au départ, jusqu'à ce que Séraphine soit embrigadée un peu malgré elle dans les délires de son père...


Ce petit roman est vraiment sympathique, plein de folie douce et d'humour.
Agnès de Lestrade est très douée pour pointer avec beaucoup de tendresse les bizarreries des familles en apparence normales.
A savourer sans modération !
Pour les 8-11 ans.
Julie.

"Mon père est une saucisse", Agnès de Lestrade, Dacodac, Le Rouergue

vendredi 10 mai 2013

Les désatreuses aventures des orphelins Baudelaire t.1 Tout commence mal...

Les enfants Baudelaire, car c'est ainsi qu'on les nomme au début de l'histoire, sont tranquillement en train de jouer sur une plage lorsque Mr Poe, un ami des parents, vient leur annoncer la terrible nouvelle : leurs parents ainsi que la maison familiale ont disparu dans les flammes. Voici que commencent les mésaventures des orphelins Baudelaire. Mr Poe exécuteur testamentaire est en charge des enfants jusqu'à ce qu'il trouve un parent qui pourrait les accueillir. Les orphelins étant tous mineurs, Mr Poe veille sur la fortune des enfants. Car ils sont riches, très riches. Et cette fortune va attiser toutes les convoitises. Notamment celle du Comte Olaf, un ignoble personnage à qui l'on confie finalement la garde des enfants. Ces derniers vont devoir faire preuve d'imagination (et ils en ont) afin de déjouer ses plans.


La particularité de cette histoire, c'est qu'elle se veut désastreuse (comme dit le titre) de bout en bout. Ca commence mal et ça finit mal (enfin plus ou moins). Mais si vous penser entrer dans une histoire glauque façon Dickens vous vous trompez de chemin. Certes, le point de départ n'est pas réjouissant mais le ton choisi par l'auteur/narrateur est on ne peut plus amusant. Il s'adresse au lecteur en commentant l'histoire, en expliquant parfois une expression qu'il va utiliser, etc. L'univers dans lequel évoluent les enfants possède sa propre ambiance. En effet, l'action se situe , je suppose, au début du 20ème siècle, dans un monde qui semble plutôt réaliste, mais dans lequel les personnages ont un côté comique qui frôle l'absurde tant ils sont maniérés et surfaits. Le tout est savamment mélangé par l'auteur pour nous offrir une belle aventure. Un vrai coup de coeur! Il ne me reste plus qu'à lire les douze autres tomes de la série.
A partir de 11-12 ans, 10 ans bons lecteurs!

Max

"Les désatreuses aventures des orphelins Baudelaire t.1 Tout commence mal... ", Lemony Snicket, Nathan

mercredi 11 avril 2012

Aventuriers malgré eux Tome 1 : 1 yack, 2 yétis, 3 explorateurs

Bonjour à tous !
Après plusieurs mois d'absence, me voici de retour avec des tas de potentiels billets à poster, on verra bien si je reprends un bon rythme (ou pas...).
Voici donc LE livre qui m'a fait sortir de ma torpeur.


Celia et Oliver Nombril, une paire de jumeaux de onze ans, sont un peu remontés contre leurs explorateurs de parents. En effet, leur mère a eu le bon goût de disparaître trois ans auparavant en partant sur les traces des tablettes perdues de la bibliothèque d'Alexandrie. Ils vivent donc à New-York, au siège du Club des Explorateurs, avec leur père, qui les oblige à assister à tous les dîners, réceptions et rencontres d'explorateurs du monde entier venus conter leurs aventures. Et ça, c'est uniquement quand il ne les traîne pas aux quatre coins de la planète dans des expéditions excitantes, quitte à louper des semaines d'école . Chouette, me direz-vous. N'importe quel enfant serait ravi d'avoir cette chance là. Sauf que Celia et Oliver ne sont pas n'importe quel enfant. Leur seul et unique centre d'intérêt dans la vie, c'est de se coller devant la télé, et leur but ultime est d'obtenir le cable.
Alors, quand à la veille des grandes vacances (et des jours entiers de programmes télé en perspective), leur père les embarque une fois de plus dans une expédition douteuse au fin fond du Tibet suite à un pari, ils sont vraiment très fâchés. Seule consolation, si leur père remporte le pari, ils auront droit au cable, sinon, ils devront être au service de l'affreux Sir Edmund, et ce, pendant toutes leurs vacances jusqu'à leur majorité. Enorme enjeu !
C'est ici que démarre une fabuleuse aventure, pleine de rebondissements et d'humour, qui nous amène à rencontrer des yacks, des yétis, des sorcières empoisonneuses, j'en passe et des meilleures, et où les jumeaux Nombril devront faire appel à  leur connaissance encyclopédique de la télé, des soaps les plus mielleux aux émissions débiles, pour se sortir de situations extravagantes.
A mon sens, ce roman est une démonstration du livre parfait.
On ne s'ennuie pas une seule seconde. C'est l'aventure avec un grand A, un vrai régal de la première à la dernière ligne, et l'on rit énormément face à ces personnages singuliers, grognons et surprenants.
Un véritable coup de coeur, ça faisait très longtemps que je n'avais pas lu un aussi bon bouquin pour cette tranche d'âge.
A lire sans aucune modération dès 9 ans (que les grands enfants n'hésitent pas non plus, ça vaut vraiment le coup !).
Ah oui, une deuxième aventure est prévue pour l'automne, je me réjouis déjà :)

                                                                                                                                              Julie.

"Aventuriers malgré eux tome 1", C. Alexander London, traduit de l'anglais par Valérie le Plouhinec, ed. Les Grandes Personnes

dimanche 23 octobre 2011

Le faire ou mourir

Voilà un premier roman exceptionnel.
Je n'ai pas envie de trop en dire, alors voilà le quatrième de couverture:
"Vus de l'extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings... Mais le jour où les skateurs s'en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c'est Samy qui s'est interposé et lui a sauvé la mise. Et c'est comme ça qu'ils se sont rencontrés, et que l'histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire. C'était la première fois que quelqu'un le touchait avec autant de douceur..."





Claire-Lise Marguier traite dans son roman de sujets que l'on retrouve typiquement dans la littérature adolescente (grande souffrance, recherche d'identité, homosexualité, scarification, solitude...). Mais elle le fait loin des clichés habituels, avec une justesse et une finesse surprenantes. Et c'est là toute la force de ce roman qui bouscule.
Débordant d'une violence psychologique écrasante, on avance dans ce roman en apnée, consterné, ému, on a mal, on ressent la souffrance oppressante de Dam comme si c'était la nôtre, malgré nous. Mais on espère de toutes nos forces l'explosion, quelle qu'elle soit, jusqu'à l'uppercut final qui nous laisse complètement sonné, vidé, et où le titre prend tout son sens.
Une lecture éprouvante, à la beauté sombre et lumineuse à la fois, à découvrir absolument.
Dès 14-15 ans.

Julie.

"Le faire ou mourir" Claire-Lise Marguier, éd Rouergue, coll. Doado

samedi 3 septembre 2011

L'agence Pinkerton - Le châtiment des hommes-tonnerres

Voilà un petit western-polar ma foi fort bien agréable !
Je plante le décor: Etats-Unis, fin du XIXème, en plein Far-West. L'ère industrielle pointe le bout de son nez, le Transcontinental vient tout juste de relier les deux côtes, la modernité est en marche.
Malheureusement, ce progrès phénoménal est entaché par une série de vols sur la ligne. Des Pinkerton, détectives de la première agence fédérale américaine, sont alors mis sur le coup pour attraper le truand, surnommé le Chapardeur. Mais leur mission se solde de manière catastrophique puisqu'ils y laissent leur peau. La tension monte et la psychose s'installe...



C'est sans compter sur Neil Galore, 20 ans, joueur de poker invétéré sans le sou, mais sacrément débrouillard. Il est engagé par les Pinkerton, ainsi que trois autres jeunes pour tenter d'élucider cette sombre affaire...
Ce roman est très bien documenté et nous plonge dans cette époque fascinante. On est projeté dans la période de la Guerre de Sécession, on apprend beaucoup sur la construction de la ligne du Transcontinental ainsi que les conditions de travail des ouvriers. Le tout est emprunt de légendes indiennes. Par ailleurs, Honaker s'appuie sur des faits réels, notamment en ce qui concerne l'agence Pinkerton et son fondateur, Allan Pinkerton.
Le rythme du roman fonctionne à merveille: un western sur trame de polar teinté de fantastique.
Le deuxième volume vient tout juste d'atterrir sur la table des nouveautés, et je le lirai avec grand plaisir dès que j'aurai terminé le roman de piraterie dans lequel je suis plongée...
Alors moussaillons, je vous donnerai prochainement des nouvelles de mes pirates et de mes cowboys.
En attendant, partez enquêter avec les Pinkerton, vous m'en direz des nouvelles !
Dès 13 ans.
Julie.
"L'agence Pinkerton, Le châtiment des Hommes-tonnerres", Michel Honaker, éd. Flammarion

jeudi 1 septembre 2011

Qui es-tu Alaska ?

J'ai lu Alaska il y a au moins 2 mois (et donc pleeeein d'autres livres depuis).
J'avoue que j'ai donc un peu de mal à me rappeler de tous les petits détails qui m'ont fait aimer ce livre. Ca m'apprendra à me vautrer dans la procrastination tiens ! La prochaine fois, je n'attendrai pas aussi longtemps à me décider à tapoter sur mon clavier (eh oui, 2, 3 doigts max en même temps, si c'est pas la classe ça pour une fille du 21eme siècle ! Vous apprécierez donc d'autant plus l'effort...).
Voilà, ça commence à me revenir...





Miles Halter a seize ans et sa plus grande passion dans la vie est de connaître les "dernières paroles", c'est pourquoi il est sans arrêt plongé dans des biographies, surtout la fin... Adolescent solitaire par défaut, il décide de quitter son cocon familial pour aller étudier dans un pensionnat. Assoiffé de vie, d'expériences, ce sera pour lui le lieu de tous les possibles.
Sa vie jusqu'alors bien monotone va prendre un tout autre tournant en compagnie du Colonel, de Takumi et surtout, surtout, de la troublante, de l'insaisissable, de la fascinante Alaska Young.
Tous ensemble, ils feront les 400 coups, ils expérimenteront des tas de petites choses, et ils traverseront aussi de douloureuses épreuves.
Roman initiatique, roman d'apprentissage, roman des premières fois.
J'ai énormément ri, j'ai pleuré comme une madeleine. Ce roman est un pur concentré d'émotions de toutes sortes, je l'ai beaucoup aimé, j'aurai adoré le lire à 15 ans.
Une très jolie lecture.
Dès 14 ans.

Julie.

"Qui es-tu Alaska ?" John Green, traduit de l'américain par Catherine Gibert, éd. Gallimard, coll. Scripto, ou Pôle fiction pour la version poche.

mardi 30 août 2011

Vango Tome 1 "Entre ciel et terre"

Après Tobie Lolness, Timothée de Fombelle nous gâte à nouveau avec un fabuleux roman d'aventures mené tambour battant : Vango.
Certes, je suis un peu à la traîne puisqu'il est sorti il y a lôôôngtemps ( 1 an et demi, bouh la honte !!), mais je ne l'ai lu que très récemment. En même temps c'est tant mieux puisque Vango la suite sort dans un petit mois, je n'aurai donc pas à attendre trop pour poursuivre les folles aventures de nos héros (on peut bien dire "héros" vu ce qu'ils ont à affronter, à accomplir ne serait-ce que pour sauver leur peau, sans même parler des petits à côté agréables de la vie !).


Cette histoire se déroule dans l'Europe de l'entre deux guerres, où l'on assiste à la montée lancinante du nazisme, à la méfiance qui se généralise. Le roman s'ouvre dans le Paris de 1934, sur le parvis de Notre-Dame, où Vango, jeune homme aux origines troubles ayant grandi dans les îles Eoliennes, doit être ordonné prêtre d'une minute à l'autre. Bien entendu, cette ordination tourne en eau de boudin (ouf !) et l'aventure commence.
Prenez maintenant un shaker, mettez-y une dose de truands russes, un vieux commissaire ventripotent, Ethel, une belle et jeune anglaise fana de vitesse qui conduit des bolides dernier cri (vintage hein les bolides, n'oublions pas qu'on est dans les années 30). Ajoutez-y un bouchon de moines reclus sur une île, une dose de voyages en zeppelin, une pincée de France, une autre d'Allemagne, d'Italie et d'Angleterre et pour finir, Vango, notre héros mystérieux en bien fâcheuse posture. Secouez bien le tout, et vous obtiendrez un cocktail détonnant, qui se boit d'une traite jusqu'à la dernière goutte.
En somme, une aventure haletante où l'on se laisse volontiers entraîner sans avoir le temps de reprendre son souffle.
Je pense qu'il y a plusieurs degrés de lecture: le premier, pour des tout jeunes très bons lecteurs, dès 11 ans, où l'on se laisse simplement porter par l'aventure. Un peu plus tard, vers 14-15 ans, on appréciera en plus tout le contexte historique, très bien restitué en filigrane, que l'on aura sans doute envie d'approfondir.
Pour conclure, vivement la suite !

Sélection Prix Ado-Lisant 2012
Julie.
"Vango tome 1 Entre ciel et terre", Timothée de Fombelle, éd. Gallimard Jeunesse

vendredi 26 août 2011

Campus 8, Révélations

A toutes les garces qui sommeillent en nous, l'heure de délivrance n'est toujours pas arrivée...
Eh oui mesdames, ce Campus (on s'en doutait) ne nous laissera pas en paix, car tout ça est loin d'être
terminé !
Révélations porte bien son titre; de rebondissements en rebondissements, cet opus se termine sur un gros point d'interrogation, et une fois de plus, on reste honteusement sur notre faim, en espérant pouvoir très prochainement pouvoir se défaire de cette petite addiction légèrement compromettante ...



Oh la vache ! En cherchant l'image, je viens de tomber sur un blog entièrement consacré à Campus (?!), et je peux vous dire qu'on est mal barrées puisque apparemment, déjà 13 volumes sont sortis aux Etats-Unis, et qu'un quatorzième et dernier serait attendu.
Je suis désespérée !!
Bonne lecture quand même les camées ! (Je parle en premier lieu pour moi, mais je doute fort être la seule...)

Julie.

"Campus 8, Révélations", Kate Brian, traduit de l'américain par Sidonie Van den Dries, éd. Bayard

dimanche 21 août 2011

Girls just wanna have fun ...

Je profite d'un bref regain de soleil pour vous faire part de mes lectures légères estivales.
Le genre de bouquins à lire avachie sur une serviette de plage (pardon, essui...), en train de frire comme une langoustine avec du sable qui colle partout, en s'empiffrant de chichis beignets chouchous avec des lunettes de starlette et un bikini dernier cri. Ce qui fut loin d'être mon cas malheureusement, puisque j'ai lu ça à Liège City à la mi-juillet, et j'aime autant vous dire que le soleil était alors loin, mais alors bien loin de mes pénates...


Les soeurs Sullivan, Natalie Standiford, traduit de l'américain par Lila Bercérade, éd. Hachette

Trois soeurs issues d'une grosse famille bourgeoise se voient déshéritées par leur tyran de grand-mère le soir de Noël. Elles ont une semaine, jusqu'au soir du réveillon, pour confesser l'affront fait à leur aïeule et tenter de la faire changer d'avis. Tour à tour, elles se livrent dans une lettre expliquant les tenants et aboutissants de leurs actes qui vont de snober le gendre idéal -petit-fils de la meilleure amie de la grand-mère- lors du bal des débutantes pour un étudiant bohême, de fustiger l'honneur de la famille à travers le net sur un blog qui dévoile toutes leurs sales petites affaires, et d'être persuadée d'avoir commis un crime. 3 soeurs, 3 tempéraments, 3 témoignages qui se recoupent.
Franchement bof, légèrement soporifique, on voit arriver les trucs à 3 kilomètres. Ca ne m'a pas emballée du tout. Une erreur de pagination m'a gracieusement fait manquer une soixantaine de pages, je n'ai même pas eu la curiosité d'aller voir ce qu'elles recelaient dans un autre exemplaire tellement ça sentait le réchauffé.
Sans grand intérêt.





Quelqu'un comme toi, Sarah Dessen, traduit de l'américain par Véronique Minder, éd. Pocket Jeunesse

Halley et Scarlett, 16 ans, sont les meilleures amies du monde. Cet été là, le premier amour de Scarlett se tue en moto; peu après elle découvre qu'elle est enceinte. Elle décide de garder le bébé et aura bien besoin du soutien de Halley qui à son tour tombe amoureuse.
Comme l'indique le petit résumé, l'histoire est fort bateau. Mais je ne sais pas pourquoi, dans le genre, j'aime encore bien les bouquins de Dessen. Sans surprise, dégoulinants de bons sentiments, mais ça fonctionne quand même. Vite lu, vite derrière, mais sur le coup bien agréable.







L'été où je suis devenue jolie / L'été où je t'ai retrouvé  Jenny Han, traduit de l'américain par Alice Delarbre, éd. Albin Michel, coll. Wiz

Deux romans, deux étés. Dans le premier, Belly, ainsi que sa mère et son frère, rejoignent dans la maison de vacances leur deuxième famille, Suzannah, la meilleure amie de sa mère et ses deux fils, Conrad et Jeremiah. Belly a bien grandi et est devenue une très jolie jeune femme, ce qui change d'emblée le rôle de petite soeur boulet qu'elle a tenu auprès des garçons tous les étés depuis sa plus tendre enfance. Amoureuse de Conrad depuis toujours, cet été là pourrait bien être différent. Par ailleurs, on découvre rapidement que Suzannah n'est pas en grande forme. On accompagne donc Belly et ses tourments dans son petit cocon qu'est cette maison accrochée au bord de la plage.
L'été suivant, tout a changé. Belly, Conrad et Jeremiah se retrouvent pour de nouvelles "aventures" mais tout est devenu bien compliqué. 
Je n'en dis pas plus sinon je vais trop en dévoiler et cela gâcherait le plaisir.
Tout comme les livres de Sarah Dessen, c'est plein de bons sentiments, un peu déjà vu, mais plutôt agréable à lire, les personnages sont attachants et on passe un bon moment.




Voilà, je crois que j'ai eu ma dose, bien que le tome 8 de Campus sorte la semaine prochaine et que je trépigne déjà d'impatience. On ne se refait pas ...

Julie.

jeudi 18 août 2011

Comment (bien) rater ses vacances?

J'vous l'demande ma bonne dame : comment peut-on rater ses vacances? Il suffit de s'appeler Maxime( non mais copieur!), avoir  17 ans et de décider de laisser ses parents randonner seuls en Corse, là où on ne peut pas les joindre. Ensuite il faut passer ses vacances au Kremlin (trou du cul du monde près de Paris) chez sa grand-mère. Celle-ci décidera ensuite de faire une crise cardiaque... 

Voilà le décor est planté. Maxime se retrouve seul, à nourrir le chat et  parler sur l'Internet. Pas très palpitant me direz-vous? Grosse Énorme Erreur! Le héros s'adresse directement à nous par le biais de ce livre dans lequel il retrace ces fabuleuses vacances. Tout est drôle et succulent : la façon dont il s'adresse à nous avec des notes en bas de pages , des références culturelles à foison,... Tout est assez ironique, désabusé et réfléchi. Une vraie petite merveille, extrêmement facile à lire et en même temps pas bête du tout. J'en redemande!
Sélection Prix Farniente catégorie "une basket"
Max.
Comment (bien) rater ses vacances, éd Rouergue, Anne Percin, à partir de 13 ans

mardi 9 août 2011

LE SEIGNEUR DES PORCHERIES Le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes

"Ce premier roman singulier commence avec la mort d'un mammouth à l'ère glaciaire et finit par une burlesque chasse au porc lors d'un enterrement dans le Midwest d'aujourd'hui. Entre-temps, on assiste à deux inondations,
à quatorze bagarres, à trois incendies criminels, à une émeute dans une mairie, à une tornade dévastatrice et à l'invasion de méthodistes déchaînés; on suit la révolte d'une équipe d'éboueurs et on voit comment un match de basket se transforme en cataclysme.
Tout se passe dans la petite ville de Baker, sinistre bourgade du Midwest ravagée par l'inceste, l'alcoolisme, la violence aveugle, le racisme et la bigoterie. Au centre des évènements, John Kaltenbrunner, un enfant du pays, en butte à toutes les vexations, animé par une juste rancoeur. Comment John se vengera-t-il de la communauté qui l'a exclu ? Jusqu'où des années de désespoir silencieux peuvent-elles conduire un être en apparence raisonnable ?"





En ouvrant ce livre, nous plongeons en apnée dans une Amérique profonde, puritaine, violente, bête et méchante, ravagée par l'alcool, la bassesse humaine, le tout baignant dans une cruelle ironie où chacun en prend pour son grade.
Ce récit hyper détaillé de la courte vie de Kaltenbrunner, ce témoignage pourrait-on dire, de la vie ce héros christique acculé par une poisse d'enfer dès sa naissance, rapporté par un de ses compagnons de galère pour rétablir la vérité quant à John, nous immerge dans une épopée par moments grave, par moments hilarante, et toujours étonnante. Ce faisant, Egolf procède à une critique décapante de la société américaine rurale (et de l'humanité en général...), en passant par le biais d'une Baker boueuse, mesquine, sectaire et puante -propre et figuré !-.
Le ton est acerbe, le rythme parfait, les phrases précises, truculentes, haletantes et le vocabulaire pointu. Tristan Egolf est un virtuose et manie les mots avec brio (la traduction est très bonne) rendant son récit tantôt désopilant, tantôt révoltant.
Ce roman flamboyant et bourré d'imagination est véritablement jubilatoire, il est entré immédiatemment dans le trio de tête de mon top 5 et je doute qu'il en soit délogé. Il m'a consternée, fait beaucoup rire (noirement hein, pas d'ambiguïté là-dessus !), passionnée et embarquée; je l'ai dévoré avidemment.
J'adore ce genre de littérature et il faut bien dire que les américains sont particulièrement doués pour ce genre d'épopées sociales ravageuses, je n'ai pas trouvé d'équivalent -quoique certains indiens se défendent pas mal, je pense notamment à Rohinton Mistry et son Equilibre du monde que je vous conseille vivement (publié en Livre de poche )-.
Que les amateurs n'hésitent pas une seconde, narines sensibles s'abstenir, la grève des éboueurs est particulièrement éprouvante...
Vous aimerez sans doute aussi  La conjuration des imbéciles.

Julie.

"Le seigneur des porcheries" Tristan Egolf, traduit de l'américain par Rémy Lambrechts, ed. Folio Gallimard

lundi 1 août 2011

L'apprenti d'Araluen

Brouillard d'ambiance. Le souffle du vent. Une respiration haletante. Un orage éclate au loin. Le silence et puis... une image fugace, rapide et discrète. Quelqu'un s'approche. Il ne m'a pas vu... Je tends la corde de mon arc... Pfiout (bruit de la flèche décochée) Mon ennemi pousse un dernier râle et s'effondre. Je l'ai vaincu. Bien joué Will.
 

La série l'apprenti d'Araluen se situe dans un pays imaginaire qui ressemble furieusement à la Grande-Bretagne. Will est orphelin. Il doit maintenant choisir quel Maître des arts il veut suivre pour devenir son apprenti. Il veut devenir un guerrier car il s'est persuadé que son père faisait partie de l'Ordre des Chevaliers. Mais il est chétif et pas très costaud. Le Maître des guerriers le rejette. Par contre, Halt, un mystérieux rôdeur (capuche, arc à flèches et tout le toutim) s'intéresse de près à lui. Will devient donc un jeune apprenti rôdeur, ordre mystérieux destiné à porter des messages, espionner, saboter, mener des armées contre tout ennemi du royaume. Evidemment, un grand méchant nommé Morgarath (c'est un vrai nom de méchant hein!) prépare son armée de Wargals (c'est pour changer des orcs) à envahir ledit royaume. Le personnage principal va donc être confronté à maints dangers et aventures qu'il va affronter avec son maître, Horoace, son ami et d'autres compagnons de fortune rencontré au gré des chemins. 
Un récit fantastique et d'aventure donc où l'on met d'avantage en avant des façons de combattre plus technique et plus fine (arc à flèches, dague). Le récit est prenant et facile à lire et assez frai et original pour tenir en haleine un habitué du fantastique de cet acabit. Une bonne alternative à Eragon et sa clique avec un style d'écriture plus agréable qu'à l’accoutumée dans ce genre. Une bonne découverte donc.
Max.
L'apprenti d'Araluen, éd Le livre de poche Jeunesse, John Flanagan à partir de 12 ans

lundi 18 juillet 2011

Alex Rider

Imaginez un jeune adolescent anglais qui vit avec son oncle. Imaginez que ce dernier vient de mourir laissant Alex seul face à beaucoup de questions. Imaginez que l'oncle a été assassiné mais que l'on a maquillé sa mort en accident de la route. Imaginez qu'Alex suive les pas de son oncle en devenant espion (aux pattes de velours...) à son tour. Imaginez... ou plutôt découvrez par vous même ce qui arrive à un adolescent employé par le MI6 qui reprend l'enquête en cours de son defunt oncle.


Anthony Horrovitz me permet de revenir en arrière, l'année de mes douze ans, pendant laquelle j'ai lu énormément de romans qu'il avait écrits. Quel bonheur de ressentir les même sensations, de découvrir son écriture accessible et agréable... Alex Rider est un livre policier-espionage dont le premier tome s'intitule Stormbreaker (Briseur de foudre pour les Frenchies). Tout est au rende-vous! Moment de tensions, méchant vraiment méchant, gadget sophistiqué, rebondissement, cascade,etc. A lire dès 11-12 ans. A noter, il existe également une adaptation cinématographique de Stormbreaker portés par des acteurs tels que Ewan Mc Gregor. Je ne l'ai pas vu mais cela ne saurait tarder! Une dernière chose et puis j'vous laisse, Horrowitz est également l'auteur de romans fantastiques jeunesse: L'île du crâne, Maudit grâal,...
Max.
Alex Rider, éd Le livre de Poche Jeunesse, Anthony Horrowitz, à lire dès 11-12 ans. 

dimanche 19 juin 2011

L'amour dure plus qu'une vie

LE LIVRE DE L'ETE !!!
Achetez-le sans plus tarder, chez nous évidemment !
Non, je déconne, mais on a une pile de 20 à écouler, alors si quelqu'un est partant, c'est à Liège que ça se passe, 24 rue des Carmes à la Parenthèse. Je vous filerai des signets, même des carnets gratos si il m'en reste, mais débarrassez-moi de ce truc, par pitié !!

J'avoue que les machins à l'eau de rose, je suis cliente le plus souvent, un par trimestre, c'est plus ou moins mon quota, je m'enfile ça comme un film débile et c'est plié, j'aime bien (beaucoup même si je ne dépasse pas le quota).
En lisant celui-ci, je pensais faire une double "bonne" action, c'est à dire remplir mon quota, puis écouler la pile en tout bien tout honneur.
Sauf que c'est impossible !
Le livre est à l'image du titre: naze de chez naze...




Rien que la couv', beurk !! J'aurai dû m'en douter.
Bon, le pitch: Lucy, jeune american girl, est titillée par un beau ténébreux mystérieux de son lycée, Daniel, qui le soir du bal de fin d'année, l'appelle Sophia et lui apprend que cela fait 15 siècles qu'ils se chassent-croisent, qu'ils s'aiment à la vie à la mort.
Bon au moins, elle ne le croit pas tout de suite. Mais petit à petit, elle retrouve la Mémoire oubliée que lui a bien gardé en tête. La première fois qu'il l'a vue (en l'an de grâce 500 et des poussières) il l'a zigouillée dans sa hutte avec toute sa famille, avant d'être pris de gros remords et de se rendre compte que c'était la femme de ses vies. Puis à une autre époque, il est mort pour elle, et par la suite passe toutes ses vies à la retrouver et blablabli et blablabla... Non mais, vous y croyez vous ?? Eh ben elle, si. Mais apparemment, it's really true. Oh my god !!
Bref, après ça, elle le perd de vue, sans jamais vraiment l'oublier, puis un autre type l'aborde en se faisant passer pour lui, alors qu'en fait c'est un gros méchant qui veut sa peau, mais elle tombe dans le panneau, et le beau Daniel vient à sa rescousse et ils doivent s'échapper pour se cacher du méchant, mais ils ont quand même le temps de faire des petites cochonneries pour pimenter le bazar.
En gros voilà.
En fait, ce qui m'a le plus choquée, c'est que l'on puisse faire croire à des jeunes filles candides qu'un type puisse faire tout ça rien que pour leurs beaux yeux.
Je ne veux pas être cynique, car je crois profondément en l'amûûûr, mais y'a quand même des limites. On a déjà du Cendrillon en veux-tu en voilà quand on est gosses, alors il faut un peu limiter les dégâts quand même, Hollywood reste Hollywood, et là, ce bouquin est pour moi une sale pub 100% mensongère, même si, comme je l'ai déjà dit, je suis plutôt cliente des histoires fleur bleue.
Bref, plutôt me taper tous les Twilight que de relire ça !

Julie.

"L'amour dure plus qu'une vie", Ann Brashares, Gallimard Jeunesse

jeudi 16 juin 2011

Le cueilleur de fraises

Jette, fille d'une romancière de polars célèbre, vit en colocation avec ses deux meilleures amies, Merle et Caro. Entre le lycée, les histoires d'amour compliquées et leurs querelles de filles, leur vie et assez bien réglée.
Mais un tueur en série rode dans la région, et quand leur amie Caro est assassinée, Jette et Merle jurent qu'elles débusqueront l'assassin, en  le défiant publiquement.
Commence alors une traque sans merci, où les filles se mettent beaucoup plus en danger qu'elles ne veulent bien l'admettre...





Ce polar polyphonique est rondement bien mené ! Bien qu'on connaisse dès le départ l'identité du tueur, on attend avec angoisse et impuissance le moment où il croisera la route des filles. Les personnages et donc les voix utilisées sont assez nombreux (6-7), ce qui apporte une dimension à l'histoire, plus complexe qu'elle ne pourrait le paraître au premier abord.
J'ai passé un très bon moment, en me rongeant les ongles de stress certes, mais un très bon moment quand même. D'ailleurs, je ne pense pas trop tarder à lire la suite, Le peintre des visages. Le troisième opus vient de sortir, Le voleur d'éclats, alors peut être même que j'enchaînerai avec celui-ci, on verra bien après le deuxième !
Dès 13-14 ans.

Julie.

"Le cueilleur de fraises" Monica Feth, traduit de l'allemand  par Sabine Wyckaert-Fetick, ed. Livre de Poche

mercredi 15 juin 2011

Les mésaventures de Tallulah Casey

Connaissez-vous Georgia Nicholson, ses choupi-trognons, son chat et ses vati et muti ?
Eh bien cette fois, c'est à sa jeune cousine Tallulah que l'on a à faire, et elle est tout aussi délurée que son aînée.
Lullah, pour les intimes, part passer l'été dans les landes désolées du Yorkshire, pour un stage d'été au prestigieux conservatoire de Dother Hall. Au programme : théâtre, danse, chanson mais elle n'est pas franchement douée, c'est le moins qu'on puisse dire. En revanche, elle n'a pas son pareil pour faire rire son auditoire, même si c'est souvent malgré elle ! 





Lullah aimerait bien devenir une star, mais difficile de trouver du temps entre les tentatives de bécotages de garçons et les fous rires entre copines tout aussi fofolles les unes que les autres.

Je n'ai pas autant rit que pour les Georgia Nicholson, mais ce nouvel opus de Louise Renninson est dans la même veine que ses prédécesseurs. Peut-être perd-t'on un peu de la subtilité des jeux de mots avec la traduction ? Rien que le titre: "Withering tights" en anglais (flétrissement de collants, littéralement) à mettre en lien avec "Wuthering heights", Les hauts de hurlevent, au programme de leur stage d'été.
En résumé, un livre sympa, un peu lourdingue, mais qui en fera glousser plus d'une.
Dès 11 ans.

Julie.

"Les mésaventures de Tallulah Casey", Louise Renninson, traduit de l'anglais par Catherine Guibert, ed. Gallimard Jeunesse

mardi 14 juin 2011

0.4

Jour à marquer d'une pierre blanche dans mon existence: je viens de lire mon tout premier livre de science-fiction. Et vous savez quoi ? Contre toute attente, j'ai vraiment apprécié. Incrédibeul !!




Millgrove, petite bourgade anglaise comptant un millier d'âmes. Chaque année se déroule au coeur de l'été son fameux concours d'amateurs: chorégraphies, karaokés, numéros de magie, bref, comme les spectacles de fin d'année à l'école mais en pire... Cette année, Danny Bernie s'essaye à un numéro d'hypnose. Il a donc besoin de 4 volontaires que seront Kyle (notre narrateur), Lily, la petite-copine de son meilleur ami, Mr Peterson, le facteur ventriloque et Mrs O'Donnell, jolie quarantenaire travaillant à l'épicerie du village.
Le numéro est un franc succès, mais à leur réveil, nos 4 volontaires tombent de haut: tous les spectateurs ainsi que Danny sont comme pétrifiés, comme si on avait tout bonnement fait un arrêt sur image, ou appuyé sur la touche pause de la télécommande. Une heure plus tard, tout le bazar se remet en marche comme si de rien n'était... La fin du cauchemar pour Kyle et ses 3 acolytes, ou au contraire juste le commencement ?

"Quand ils se sont réveillés, leurs amis, leurs parents, leurs voisins, tout le monde avait changé. Tout le monde sauf eux quatre."

Tout au long du roman, on avance à tâtons en leur compagnie dans leur cheminement pour découvrir la vérité. Après le déni, la frayeur s'empare d'eux ainsi qu'un besoin crucial de savoir. Mais que se passe-t'il ? 
Pourquoi ? Qui ?
Je me suis donc laissée facilement porter par ce récit, aussi invraisemblable soit-il !
Il paraîtrait qu'une suite est en court d'écriture, "1.4", eh bien je me réjouis de la lire :)
Qui sait ? Peut-être deviendrais-je une dévoreuse de SF...
Dès 12-13 ans.

Julie.

"0.4", Mike A. Lancaster, traduit de l'anglais par Anne Delcourt,ed. Nathan, coll. BLAST