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jeudi 18 août 2011

Comment (bien) rater ses vacances?

J'vous l'demande ma bonne dame : comment peut-on rater ses vacances? Il suffit de s'appeler Maxime( non mais copieur!), avoir  17 ans et de décider de laisser ses parents randonner seuls en Corse, là où on ne peut pas les joindre. Ensuite il faut passer ses vacances au Kremlin (trou du cul du monde près de Paris) chez sa grand-mère. Celle-ci décidera ensuite de faire une crise cardiaque... 

Voilà le décor est planté. Maxime se retrouve seul, à nourrir le chat et  parler sur l'Internet. Pas très palpitant me direz-vous? Grosse Énorme Erreur! Le héros s'adresse directement à nous par le biais de ce livre dans lequel il retrace ces fabuleuses vacances. Tout est drôle et succulent : la façon dont il s'adresse à nous avec des notes en bas de pages , des références culturelles à foison,... Tout est assez ironique, désabusé et réfléchi. Une vraie petite merveille, extrêmement facile à lire et en même temps pas bête du tout. J'en redemande!
Sélection Prix Farniente catégorie "une basket"
Max.
Comment (bien) rater ses vacances, éd Rouergue, Anne Percin, à partir de 13 ans

mardi 2 août 2011

50 minutes avec toi


Petit roman intimiste où l'on se plonge dans la tête d'un jeune homme qui était venu annoncer à son père qu'il arrêtait ses études pour travailler. Le père tombe à ses pieds. Crise cardiaque? Peut-être... Le jeune homme reste là, il réfléchit, lui parle en pensée. Il ne fait rien pour l'aider. Un monologue dans lequel il ressasse ses souvenirs et l'on découvre ainsi ce qui les lie en bien et surtout en mal. Une histoire d'un seul souffle (pas de chapitre) qui a un côté glauque à cause des sujets abordés. Il réussit néanmoins à nous immerger dans sa pensée afin de le comprendre entièrement. A ne pas lire avant d'aller dormir, mais à lire à tout autre moment!
Max.
Sélection "une basket " du Prix Farniente
50 minutes avec toi, éd. Actes Sud Junior, Cathy Ytak

lundi 13 juin 2011

Terminale terminus

Louis, un adolescent solitaire, fragile, qui ne sait pas quoi faire de son grand corps maigre et voûté, est le souffre-douleur de son lycée durant 3 longues années. Puis par un jour de mai, 2 mois avant la fin du calvaire, 2 mois avant son envol du lycée vers de nouveaux horizons, il meurt brutalement, renversé par une voiture qui prend la fuite. Banal accident ou plus que ça ?




Tantôt par le biais de son journal, tantôt par la voix de sa soeur Alexia, d'un an plus jeune que lui, et anéantie par la mort de son frère, on comprend peu à peu ce qui s'est passé, tout en découvrant des secrets bien cachés par Louis.
Un polar sobre, efficace et curieusement émouvant.
Dès 13 ans.
(Sélection Prix Farniente, catégorie 1 Basket)
Julie.

"Terminale terminus", Thierry Robberecht, ed. Syros, coll. Rat Noir

vendredi 10 juin 2011

BLOG

Voilà un roman que j'avais envie de lire depuis longtemps. Etant donné qu'il fait partie de la sélection du prix Farniente (http://www.prixfarniente.be/), catégorie "Une basket", c'était le moment ou jamais. Attendez-vous d'ailleurs à en voir défiler pas mal, Farniente, Elisez-moi, Adolisant, Versele...
La saison des prix est ouverte ! On a du donc du pain sur la planche et des lectures "imposées" en perspective !
Pour cette première "imposée", quel plaisir !



L'histoire est en somme toute simple, presque banale. Un ado de 15 ans  (notre attachant narrateur), se fâche "à mort" avec son père après que celui-ci ait lu son blog.
La guerre froide est engagée, il ne lui parlera plus JAMAIS.
Mais il ne faut jamais dire jamais, tout le monde le sait. Sa carapace de colère et d'amertume se fendille petit à petit, à mesure que son père avance vers lui, en se livrant par le biais d'un vieux carton poussiéreux qui cache bien des secrets, déposé un soir devant la porte de sa chambre.
Il découvre alors un autre homme, son père adolescent, avec ses doutes, ses questionnements, ses premières fois, sa fraîcheur, sa soif de vie, jusqu'au jour où...

Ce livre est extrèmement touchant, l'écriture est ancrée dans l'intime, dans les sentiments, la filiation.
C'est houleux, une tempête qui passe par toutes les émotions, l'adolescence quoi... (dit-elle d'un air blasé, d'une qui en est revenue, et de loin...).
Il se dégage de ce récit beaucoup de finesse et de tendresse.
J'ai beaucoup, beaucoup aimé, mais ça m'a replongée plus de 10 ans en arrière, c'est très étrange comme sensation, et je dois avouer que je me sens un peu vieille ce soir...
Dès 13 ans.

Julie.

"BLOG" Jean-Philippe Blondel, Actes Sud Junior

mardi 2 novembre 2010

Prisonnière du désert

Gemma, jeune londonienne de 16 ans en partance pour des vacances au Vietnam avec ses parents branchouilles, va être droguée et kidnappée par un beau jeune homme mystérieux à l'aéroport de Bangkok après s'être fait offrir un café.
A son réveil dans une cabane sommaire, elle ne trouve qu'une lumière éblouissante, une chaleur accablante et du sable, des tonnes de sable rouge à des kilomètres à la ronde, et rien d'autre qui ne se profile à l'horizon.
En plein milieu du bush australien, seule avec Ty -son ravisseur plus si charmant- et le désert , son cauchemar commence...


Gemma va donc tout tenter pour s'échapper, mais aussi très rapidement comprendre qu'elle est piégée, là, au milieu de nulle part, et que seul Ty pourra décider de son sort. Après plusieurs tentatives de fuite, de grèves de la faim, de supplications, elle va devoir se résigner pour survivre et apprendre à faire confiance à son ravisseur, apprendre à le connaître et à le comprendre.
Elle découvrira alors que Ty la piste depuis 10 ans, et que c'est par un amour fou pour elle qu'il l'a enlevée, pour la délivrer...
On est très rapidement happé par ce thriller psychologique où la complexité de la personnalité des personnages, particulièrement celle de Ty, installe une ambiguïté qui met vaguement mal à l'aise. On découvre d'une manière originale, par le biais de cette lettre qu'écrit Gemma à Ty, le caractère un peu fou du syndrome de Stockholm.
Par ailleurs, le décor de ce drame psychologique est magnifique, envoûtant. Ce désert australien est à la fois hostile, à la fois rempli de richesses cachées, regorgeant de faune et de flore insoupçonnables. Il est sauvage, mais si on l'apprivoise, il nous offre de quoi survivre, à l'image de Ty...
Une lecture surprenante, haletante, j'ai adoré !
Dès 14 ans.

Julie
(Sélection Prix Farniente 2012, catégorie Deux Baskets )

"Lettre à mon ravisseur" Lucy Christopher, traduit de l'anglais par Catherine Gibert, éd. Gallimard Jeunesse, Scripto