lundi 18 avril 2011

Phénomènes de foire


Et si vous aviez une capacité unique que personne ne comprendrait? Et si cette capacité vous empêchait de regarder le monde "normalement"? Qu'adviendrait-il de vous? Arthur, Violaine, Nicolas et Claire ont chacun une "capacité surnaturelle". Je parle bien de capacités et pas de pouvoirs car celles-ci vont les handicaper autant que les aider. Violaine vit dans un monde de dragons qui représentent la personnalité de chacun, Nicolas voit le monde d'une autre couleur que nous ce qui lui permet de voir les "couches " de matière, Claire semble vivre dans un monde où la gravité n'est pas la même pour elle, Arthur mémorise tout ce qu'il voit et entend.
Ces capacités ne se déclenchent pas quand ils le veulent. Ils vivent comme ça! C'est pourquoi l'aventure commence dans un asile-internat où seul un médecin se préoccupe du sort de ses pensionnaires. Malheureusement, des hommes étranges l'enlèvent et cherchent désespérément après quelque chose... Ni une ni deux, nos quatre héros s'enfuient du pensionnat pour aider leur ami docteur. Les voilà partis dans une chasse au trésor poursuivis par ces hommes étranges. Tant aidés que freinés par leurs capacités, ce récit dépeint des super-héros pas si supers que ça... Même si l'aventure menée par des enfants semble "bateau", la façon d'amener les "pouvoirs" est assez intéressante. Premier tome d'une trilogie, je n'ai qu'une envie c'est de lire la suite pour savoir comment les héros vont se dépatouiller avec leurs capacités. A découvrir dès 13-14 ans.

 Max
Phaenomen, Gallimard , Eric L'Homme, 13-14 ans

lundi 11 avril 2011

Skull and roses

Grand jeu d'ambiance au parfum des pots d'échappements des Harleys et au son tonitruant de leur moteur, le nouveau jeu d'Hervé Marly ( Loup-Garou, Petits meurtres et faits divers, jeu du Fictionnaire) nous propose de devenir chef de gang de motards. On possède chacun 4 cartes et un tapis de jeu réversible . Dans ces 4 cartes se trouvent 3 roses et 1 crâne. A notre tour, il suffit de poser 1 carte ou alors d'annoncer un nombre. Ce nombre représente le nombre de cartes que l'on pense pouvoir retourner sans retourner de carte crâne (donc uniquement des roses). Evidemment, les autres joueurs peuvent alors surenchérir. Jeu de bluff, Skull and Roses est simple et efficace. Le mélange de réflexion (légère hein, faut pas pousser!) et d'ambiance est un cocktail détonnant! A consommer sans modération! 


Max.
Skull and Roses, Lui-même éd., 3-6 joueurs, 10 et +

mercredi 6 avril 2011

V pour vendetta


Tam, Tam, Tam. V entre en scène. Personnage énigmatique, V est une ombre rebelle qui met en route son plan. Le totalitarisme militaire plonge Londres dans l'obscurantisme. Mais la population doit s'éveiller au désir de liberté. V est là pour ça. Super-héros hors du commun, V n'a pas de double vie. V est V. Un récit engagé où le héros ne l'est pas, V pour Vendetta est sombre mais fin, beau mais glauque, sombre mais éclairant,... C'est une oeuvre magistrale signée A.Moore (scénariste, Watchmen, From Hell) et David Lloyd (Illustrations). A lire pour tous les amateurs de B.D., de comics ou autres curieux.

Max.
V pour Vendetta, Delcourt éd., Allan Moore et David Lloyd, à partir de 16 ans.

mardi 5 avril 2011

Apocalyptico-dramatique!

Metro 2033, comme son nom l'indique se passe dans le métro et en ... 2033.
 On pourrait s'arrêter là, mais non... Après une troisième guerre mondiale qui a décimé notre belle planète, le survivants se terrent dans le métro moscovite. Artyom, un adolescent de 16 ans avide d'aventure vit dans une station attaquée par des mutants. S'ensuit alors une quête afin de réunir toutes les populations du métro pour se dresser contre ces créatures. Un peu bateau me direz-vous? Pas tant que ça! Le voyage va faire découvrir au héros et aux lecteurs la peur du noir absolu, la sensation que l'on est perpétuellement suivi. La rencontre des néo-nazis, les mystères du métro rendent l'ambiance glauque et pesante à mourir. La psychologie des personnages est assez fine pour que l'on se rende compte de leur changement d'esprit au fur et à mesure des évènements. De la science-fiction fantastique qui nous changera des éternels vampires et qui ravira également les amateurs de zombies...
Max.
"Metro 2033", Dmitry Glukhovsky, éd Atalante

Je vois double! AAArgh!


Qu'est-ce donc? Une boîte de bonbons? Que nenni!
Un jeu d'ambiance signé Asmodée. Un jeu d'observation et de rapidité pour amuser les plus petits comme les plus grands. En effet,  accessible dès six ans ce jeu nerveux nous obligera à nous concentrer pour découvrir quelles sont les images identiques sur deux cartes... 5 variantes de jeux pour devenir fou! Que du bonheur! Aussi agréable à deux qu'à plus! Cette petite boîte métallique est un vrai petit trésor ma foi!

Max.
Dobble, éd. Asmodée, dès 6 ans

Fabulaaaaaa!


Voilà enfin le premier jeu !!!!
Fabula donc... Un jeu de chez Libellud, les fameux éditeurs du non moins fameux Dixit! Plus abouti que Dixit et beaucoup plus immersif, Fabula nous propose d'entrer dans la peau d'un personnage stéréotype des contes de fées. En tant que personnage, le devoir nous incombe d'aider notre créateur Wilhem Grimm à inventer une nouvelle histoire... Les scénarios se composent de trois chapitres et un épilogue que seuls les meilleurs d'entre-nous pourrons y participer. N'oublions pas non plus de parler de la patte artistique qui vraisemblablement est une priorité chez nos amis Libellud. Un jeu très amusant à découvrir dès 8 ans avec 20 scénarios prévus initialement!  Enjoy!

Max.
"Fabula", éd. Libellud

lundi 4 avril 2011

Quand l'imaginaire prend vie.

J'adooore.
Je sais que le dessin vous fera penser aux cartoons américains,
que l'histoire part dans tous les sens... que... et que...
Et alors?!
Moi  je me suis diverti et je crois sérieusement que c'est
le livre que j'aurais voulu avoir petit!!
Bagel (le chien) et Becky (le chat) rentrent fin de journée, 
mais en se brossant les dents devant la glace, 
Bagel se rend compte qu'il lui manque son chapeau fétiche.
Paniqué, il ne peut aller dormir.
Becky lui propose donc de se remémorer sa journée et 
peut-être se souviendra-t-il de l'endroit où il l'a oublié. 
Et voilà Bagel qui part dans un récit rocambolesque avec des poissons rieurs, un inventeur fou... bref une aventure abracadabrante mais évidement Becky n'en crois pas un mot.
Un bon petit voyage au pays imaginaire,
ou peut-être pas si imaginaire que ça. 
L'histoire de Bagel se serait-elle réellement déroulée ainsi??


Dés 6 ans.
Le Chapeau de Bagel de Hector Mumbly aux éditions Ankama.2010.

Waouuwww!!

Bien le Bonjour :)
Je reviens enfin après une "bonne" période de tri et de rangement
avec l'Album qui a reçu le "Prix Sorcières"!
Au risque de paraître peu original, c'est vrai, 
mais lorsqu'un album est bon, il est Bon et c'est tout!!
Et je dois avouer sincèrement que si je me suis penché sur cette album ,
au départ, c'était juste parce qu'il parlait d'oiseaux. Ce symbole capable 
d'endosser toutes les aspirations de l'homme : liberté, espoir etc...
c'est mon côté un peu fleur bleue.
Voici donc l'histoire d'un camionneur arrivant au bout d'une route 
et libérant une nuée d'oiseaux. 
Tous prennent leur envol. 
Tous sauf un, un petit tout timide qui ne semble pas 
vouloir rejoindre ses camarades, enfin pas tout de suite.
S'ensuit alors un échange entre le camionneur et l'oiseau.
Une histoire simple et profonde sur ces petits détails invisibles, 
c'est petits riens qui nous rendent heureux. Avec peu de texte et beaucoup de non-dits,
  les auteurs nous offrent un livre parfaitement dosé.
 Ben.

Pour TOUT LE MONDE et
à lire ABSOLUMENT

mardi 29 mars 2011

Polina

Je n'ai jamais fait de danse (sauf si on prend en compte le cours "d'expression corporelle" de mes 6 ans où on devait imiter les papillons ou autres bestioles du même acabit) et je ne lis pas beaucoup de BD, je suis trop impressionnée par le mélange texte-image que j'ai du mal à prendre en compte dans un même temps. Alors les petits strips genre Calvin et Hobbes ou Mafalda que pour le coup j'adore, ça va, mais ce qui ressemble plus à un roman graphique, c'est très rare que j'en lise, je me dis que je ne suis pas une assez bonne lectrice de BD pour ça. Je me rends compte que c'est un peu bête car finalement, j'y prend beaucoup de plaisir (j'avais notamment adoré "Les pilules bleues" de Peeters, mon compatriote helvète, mais Ben en parlera mieux que moi, le jour où il se décidera à poster à nouveau ici, hein Ben ?! C'est pas que je me sente seule, mais bon...)
Donc je disais que je n'ai jamais fait de danse et que je ne lis pas beaucoup de BD, d'où ma surprise de cet après-midi, quand j'ai ouvert Polina , simplement pour voir si je devais le ranger dans le rayon adulte ou pas. Je n'ai pas décroché, je l'ai commencé à la librairie (y'avait pas un chat, promis !) et viens de le finir chez moi, avidement.


Bastien Vivès s'est inspiré du destin de la danseuse russe Polina Semionova pour ce récit. On la suit depuis sa première audition, lorsqu'elle a 6 ans (et elle, elle n'imite pas les papillons !), jusqu'à sa consécration. Son parcours, tant professionnel que personnel, est loin d'être de tout repos. A force de travail, de force de caractère, elle trouvera sa voie dans cette discipline vaste, et découvrira in fine pourquoi elle danse. Sa relation difficile avec son premier professeur, son mentor, tient le fil conducteur du récit.
En noir et blanc, le dessin est très expressif et esthétique.
Je ne sais pas trop pourquoi, mais ça m'a embarquée, ce doit être ma période danse, après Black Swan la semaine dernière, qui sait, j'ai peut-être raté ma vocation ?
Voilà, ça m'a beaucoup plu. Et malgré le fait qu'on soit dans l'univers de la danse, je ne pense vraiment pas que cette BD soit réservée aux filles (il y a d'ailleurs plein de beaux garçons parmi les personnages ;).
Dès 13 ans.

Julie.
"Polina" Bastien Vivès, éd. Castreman, coll. KSTR

lundi 28 mars 2011

K.622

A défaut de travailler assidûment ma clarinette -je suis soucieuse de rester en bons termes avec mes voisins (la bonne excuse...)- je me suis fait une session totale clarinette avec une réédition de K.622 de Christian Gailly. J'ai acheté ce livre il y a quelques semaines, mais comme je ne voulais pas faire les choses à moitié, j'ai attendu de me procurer ce concerto pour clarinette en la majeur de Mozart, pour pouvoir l'écouter durant ma lecture. Je suis donc allée trouver mon disquaire qui m'a conseillé une version interprétée par le clarinettiste Jean-Luc Votano et l'orchestre philharmonique de Liège, sous la direction de Louis Langrée (tant qu'à faire, autant être une bonne chauvine d'adoption !).
Me voilà lancée, je m'installe, livre en main et disque en marche pour une belle séance de musique et de mots.


(La pochette est vraiment très laide, non ?)

L'histoire est en somme toute simple. Le narrateur, un soir, alors qu'il somnole blotti sous sa couette, entend ce concerto de Mozart un peu par hasard, et sera bouleversé par cette écoute. Dès lors, il cherche à tout prix à retrouver cette émotion, en se procurant différents enregistrements, mais en vain. Il apprend alors que ce concerto va être donné à Paris et décide de s'y rendre. S'ensuit une série de péripéties burlesques qui vont jalonner la préparation, l'attente de ce concert, jusqu'au final.

L'écriture de Christian Gailly m'émeut profondément. Un soir au Club, que j'ai lu il y a quelques années, m'avait marquée. On était alors dans un univers jazzy, où l'écriture était syncopée, des phrases courtes, assez minimalistes, qui suggéraient plutôt que disaient. Dans K.622, il y a de ce ton là, mais on suit le narrateur, complètement névrosé, dans le fouilli de ses pensées, de digressions en digressions, un drôle de bazar dont on ne sait pas trop où il va nous mener. On se questionne avec lui sur les émotions perdues, sur la beauté en général, et on le suit avec étonnement dans sa quête impossible pour retrouver ce qui l'a animé lors de sa première écoute.
"Les conditions de l'émotion ne sont pas l'émotion, les conditions de l'émotion ne sont que le décor de l'émotion, et s'il est possible, toujours possible de reproduire le décor extérieur, le décor intérieur, lui, n'est pas reproductible, il change à vue."
Bref, ce que ce livre m'a fait ressentir est assez difficile à transcrire, mais lisez donc !
Pour ce qui est du concerto, il est superbe. Je ne suis pas fine connaisseuse de musique classique, et je serai curieuse d'écouter d'autres versions, je pourrai alors décider de celle qui me touche le plus, qu'elle soit la mieux interprétée ou pas.

Julie.

"K.622" Christian Gailly, éd. de Minuit