mardi 9 août 2011

LE SEIGNEUR DES PORCHERIES Le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes

"Ce premier roman singulier commence avec la mort d'un mammouth à l'ère glaciaire et finit par une burlesque chasse au porc lors d'un enterrement dans le Midwest d'aujourd'hui. Entre-temps, on assiste à deux inondations,
à quatorze bagarres, à trois incendies criminels, à une émeute dans une mairie, à une tornade dévastatrice et à l'invasion de méthodistes déchaînés; on suit la révolte d'une équipe d'éboueurs et on voit comment un match de basket se transforme en cataclysme.
Tout se passe dans la petite ville de Baker, sinistre bourgade du Midwest ravagée par l'inceste, l'alcoolisme, la violence aveugle, le racisme et la bigoterie. Au centre des évènements, John Kaltenbrunner, un enfant du pays, en butte à toutes les vexations, animé par une juste rancoeur. Comment John se vengera-t-il de la communauté qui l'a exclu ? Jusqu'où des années de désespoir silencieux peuvent-elles conduire un être en apparence raisonnable ?"





En ouvrant ce livre, nous plongeons en apnée dans une Amérique profonde, puritaine, violente, bête et méchante, ravagée par l'alcool, la bassesse humaine, le tout baignant dans une cruelle ironie où chacun en prend pour son grade.
Ce récit hyper détaillé de la courte vie de Kaltenbrunner, ce témoignage pourrait-on dire, de la vie ce héros christique acculé par une poisse d'enfer dès sa naissance, rapporté par un de ses compagnons de galère pour rétablir la vérité quant à John, nous immerge dans une épopée par moments grave, par moments hilarante, et toujours étonnante. Ce faisant, Egolf procède à une critique décapante de la société américaine rurale (et de l'humanité en général...), en passant par le biais d'une Baker boueuse, mesquine, sectaire et puante -propre et figuré !-.
Le ton est acerbe, le rythme parfait, les phrases précises, truculentes, haletantes et le vocabulaire pointu. Tristan Egolf est un virtuose et manie les mots avec brio (la traduction est très bonne) rendant son récit tantôt désopilant, tantôt révoltant.
Ce roman flamboyant et bourré d'imagination est véritablement jubilatoire, il est entré immédiatemment dans le trio de tête de mon top 5 et je doute qu'il en soit délogé. Il m'a consternée, fait beaucoup rire (noirement hein, pas d'ambiguïté là-dessus !), passionnée et embarquée; je l'ai dévoré avidemment.
J'adore ce genre de littérature et il faut bien dire que les américains sont particulièrement doués pour ce genre d'épopées sociales ravageuses, je n'ai pas trouvé d'équivalent -quoique certains indiens se défendent pas mal, je pense notamment à Rohinton Mistry et son Equilibre du monde que je vous conseille vivement (publié en Livre de poche )-.
Que les amateurs n'hésitent pas une seconde, narines sensibles s'abstenir, la grève des éboueurs est particulièrement éprouvante...
Vous aimerez sans doute aussi  La conjuration des imbéciles.

Julie.

"Le seigneur des porcheries" Tristan Egolf, traduit de l'américain par Rémy Lambrechts, ed. Folio Gallimard

mardi 2 août 2011

50 minutes avec toi


Petit roman intimiste où l'on se plonge dans la tête d'un jeune homme qui était venu annoncer à son père qu'il arrêtait ses études pour travailler. Le père tombe à ses pieds. Crise cardiaque? Peut-être... Le jeune homme reste là, il réfléchit, lui parle en pensée. Il ne fait rien pour l'aider. Un monologue dans lequel il ressasse ses souvenirs et l'on découvre ainsi ce qui les lie en bien et surtout en mal. Une histoire d'un seul souffle (pas de chapitre) qui a un côté glauque à cause des sujets abordés. Il réussit néanmoins à nous immerger dans sa pensée afin de le comprendre entièrement. A ne pas lire avant d'aller dormir, mais à lire à tout autre moment!
Max.
Sélection "une basket " du Prix Farniente
50 minutes avec toi, éd. Actes Sud Junior, Cathy Ytak

lundi 1 août 2011

L'apprenti d'Araluen

Brouillard d'ambiance. Le souffle du vent. Une respiration haletante. Un orage éclate au loin. Le silence et puis... une image fugace, rapide et discrète. Quelqu'un s'approche. Il ne m'a pas vu... Je tends la corde de mon arc... Pfiout (bruit de la flèche décochée) Mon ennemi pousse un dernier râle et s'effondre. Je l'ai vaincu. Bien joué Will.
 

La série l'apprenti d'Araluen se situe dans un pays imaginaire qui ressemble furieusement à la Grande-Bretagne. Will est orphelin. Il doit maintenant choisir quel Maître des arts il veut suivre pour devenir son apprenti. Il veut devenir un guerrier car il s'est persuadé que son père faisait partie de l'Ordre des Chevaliers. Mais il est chétif et pas très costaud. Le Maître des guerriers le rejette. Par contre, Halt, un mystérieux rôdeur (capuche, arc à flèches et tout le toutim) s'intéresse de près à lui. Will devient donc un jeune apprenti rôdeur, ordre mystérieux destiné à porter des messages, espionner, saboter, mener des armées contre tout ennemi du royaume. Evidemment, un grand méchant nommé Morgarath (c'est un vrai nom de méchant hein!) prépare son armée de Wargals (c'est pour changer des orcs) à envahir ledit royaume. Le personnage principal va donc être confronté à maints dangers et aventures qu'il va affronter avec son maître, Horoace, son ami et d'autres compagnons de fortune rencontré au gré des chemins. 
Un récit fantastique et d'aventure donc où l'on met d'avantage en avant des façons de combattre plus technique et plus fine (arc à flèches, dague). Le récit est prenant et facile à lire et assez frai et original pour tenir en haleine un habitué du fantastique de cet acabit. Une bonne alternative à Eragon et sa clique avec un style d'écriture plus agréable qu'à l’accoutumée dans ce genre. Une bonne découverte donc.
Max.
L'apprenti d'Araluen, éd Le livre de poche Jeunesse, John Flanagan à partir de 12 ans

mardi 26 juillet 2011

Seuls

Seuls... Si seuls... Tellement seuls... Mais naaaan! J'suis là moi! Et en plus j'ai une super B.D. avec moi... J'vous montre?




Seuls, voici le récit de jeunes enfants (nos héros) qui se réveillent un beau matin et découvrent que leurs parents et tous les autres ont... disparus! Se sont-ils enfuis? Ont-ils été enlevé par des extra-terrestres? On ne le saura pas, du moins pas tout de suite... Ces enfants se retrouvent donc seuls et doivent organiser leur survie. Ils découvriront que beaucoup de mystère entoure leur nouvelle vie... Récits psychologique, philosophique, d'aventure et d'humour (car il en faut dans ces cas-là), cette B.D. adressée à des enfants de 12 ans (minimum) me fait penser à The Walking Dead (comic en noir et blanc où une bande d'être humain essaye de survivre en milieu hostile). Cette dernière se voulant réaliste et flippante alors que Seuls est dessiné d'une façon plus enfantine, je ne sais pas lequel des deux me fait le plus peur...C'est dire.... Tantôt des éléments dérangent mystérieusement, tantôt les réactions des enfants sont drôles mais jamais hilarante, ambiance oblige. On se laisse prendre par le récit très facilement et le besoin de lire la suite se fait réellement pressant. Juste pour dire que les deux auteurs ne sont pas n'importe qui (Vehlmann: Green Manor et certains Spirou et Fantasio, Gazotti : Soda). A lire absolument et dès que vous le pouvez!
Max.
Seuls, éd. Dupuis, Gazzotti et Vehlmann, à partir de 12 ans

lundi 18 juillet 2011

Alex Rider

Imaginez un jeune adolescent anglais qui vit avec son oncle. Imaginez que ce dernier vient de mourir laissant Alex seul face à beaucoup de questions. Imaginez que l'oncle a été assassiné mais que l'on a maquillé sa mort en accident de la route. Imaginez qu'Alex suive les pas de son oncle en devenant espion (aux pattes de velours...) à son tour. Imaginez... ou plutôt découvrez par vous même ce qui arrive à un adolescent employé par le MI6 qui reprend l'enquête en cours de son defunt oncle.


Anthony Horrovitz me permet de revenir en arrière, l'année de mes douze ans, pendant laquelle j'ai lu énormément de romans qu'il avait écrits. Quel bonheur de ressentir les même sensations, de découvrir son écriture accessible et agréable... Alex Rider est un livre policier-espionage dont le premier tome s'intitule Stormbreaker (Briseur de foudre pour les Frenchies). Tout est au rende-vous! Moment de tensions, méchant vraiment méchant, gadget sophistiqué, rebondissement, cascade,etc. A lire dès 11-12 ans. A noter, il existe également une adaptation cinématographique de Stormbreaker portés par des acteurs tels que Ewan Mc Gregor. Je ne l'ai pas vu mais cela ne saurait tarder! Une dernière chose et puis j'vous laisse, Horrowitz est également l'auteur de romans fantastiques jeunesse: L'île du crâne, Maudit grâal,...
Max.
Alex Rider, éd Le livre de Poche Jeunesse, Anthony Horrowitz, à lire dès 11-12 ans. 

Lord of Burger

Un double cheeseburger avec une grande frite un Cocaaa Djayant siouplaiit! Quelle sauce? Ketchup bien sûr!

 

Non, je ne vais pas vous parler de ces fast-foods dans lesquels nous dépensions notre argent étant plus jeune (ou moins jeune). Par contre je vais vous parler de gastronomie et plus particulièrement de haute gastronomie car tel est bien le sujet dont traite cette B.D. En effet, nous allons nous immerger dans un univers qui fait rêver mais qui est tout de même très rude! Les deux héros sont les enfants d'un chef de restaurant étoilé en plein Paris. Mais voilà, leur père est enfermé volontairement dans la chambre froide et meurt...congelé! Nos deux héros avaient d'autres perspectives d'avenir mais ont baigné tout de même dans le monde culinaire dès leur plus jeune âge. Les voici obligés de reprendre le restaurant de leur père pour payer les dettes qu'il leur a laissés sur les bras. Nos héros se retrouvent seuls face aux créancier et au départ des employés. Ils décident d'engager une équipe non formée et de les faire travailler d'arrache-pied pour atteindre le niveau requis. Mais (car il y a toujours un "mais"), l'équipe est loin d'être au point et les juges du guide michelin se pointe... En gros, nous découvrons de manière pédagogique ce qui fait la difficulté d'un restaurant gastronomique. Une B.D. réellement succulente, drôle et amusante. Le dessin est rès facile d'accès car à la mode "manga" mais peut plaire à plus d'un. Il existe trois tomes déjà publiés et j'espère qu'il y en aura d'autres... Une dernière chose, les auteurs, Arleston et Barbucci sont déjà connus dans le milieu: Lanfeust de Troy (Arleston) et Monster Allergy (Barbucci).

Max.
Lord of Burger, éd. Glénat, Arleston et Barbucci, à lire dès 12 ans.

jeudi 14 juillet 2011

Les rhumes

Comme je viens d'être terrassée (j'y vais un peu fort, mais ça m'énerve !) par une saleté d'angine blanche, à 2 jours de mes vacances qui débutent dans 1 heure et demi (youhouhou !), à laquelle s'est greffé un énorme rhume, j'ai donc choisi un album bien à propos qui ne manque pas de charme.








Après un petit inventaire d'animaux et de créatures disparus, comme le mammouth ou la grenouille mangeuse de confiture, André François nous démontre pourquoi l'espèce "rhume" est toujours bel et bien présente et nullement en voie d'extinction.
C'est vraiment drôle et je n'ai même pas éternué une seule fois en le lisant :)
Je suis définitivement fan de ce petit bouquin là.
Pour rappel, André François est l'auteur et illustrateur du très célèbre "Les larmes de crocodile".



Désolée pour la taille des images, mais je n'ai rien trouvé de mieux.
Sur ce, bonnes vacances à tous, je ne sais pas encore si j'ouvrirai mon ordi, mais des livres, ça oui !

lundi 11 juillet 2011

Burger Quizz

1 Cheesburger avec une petite frite mayo et 1 grand coca siouplait!
Non , Burger Quizz n'est pas un jeu où l'on fabrique soi-même des burgers de la mort qui tue! C'est un quizz qui se joue en équipe, adapté du jeu télévisé d' Alain Chabat. D'abord, il faut définir quel équipe jouera en premier grâce à des petits jeux débiles du genre "pierre-papier-ciseaux" ou d'autres encore plus stupides... Après cela les équipes vont devoir répondre aux questions afin de gagner 25 miams qui leur permettront de tenter le... "BURGER DE LA MORT". Oui, oui, je vous assure c'est faisable même si le titre fait peur... Il faut répondre, dans le bon ordre aux 10 questions après les avoir écoutées. Les autres questions (celles qui font gagner des miams) sont parfois d'une stupidité hallucinante ou alors d'une difficulté déconcertante... En effet vous allez passer de fous rires délirants à une consternation suivant la question sur laquelle vous allez tomber. N'oublions pas que ce jeu est français et donc que les questions se rapportant à la politique le seront également. Du fun, des délires, on est loin de se prendre au sérieux en jouant et c'est bien comme ça! A partir de 15 ans et de 2 joueurs( mais c'est mieux à partir de 6).
Max.
Burger Quiz, Power games

dimanche 10 juillet 2011

La saga Star Wars

Ta Da Dim Doum Tadada Dim Dim tadada Dim Dim Tidudidu...

Qui ne connaît pas la saga Star Wars (ou Guerre des étoiles pour les Frenchies)? Je ne vais pas me faire critique de films qui sont sortis il y a maintes années mais bien de leurs produits dérivés. Car s'il y a bien un univers qui a quasiment inventé le merchandising à partir du cinéma c'est bien celui-là! Tasses Chewbacca, T-Shirt, figurines et j'en passe. En tant que fan absolu de l'univers SW (oui je sais j'me la pète grave!), je me devais de parler des dérivés que je collectionne malgré moi: les romans et BD SW. Je ne vais pas donner mon avis sur chaque livre que j'ai lu ou sur ceux qui doivent sortir alors je fais tout en une fois. 
Il existe une bonne centaine de livre et un peu près la même chose pour les BD. Maintenant accrochez-vous car nous passons la vitesse lumière (J'pouvais pas m'empêchez de la faire celle-là!!). Il est fort heureux que les romans Star Wars ne soient pas tous écrit par G. Lucas, le créateur, car je crois que lui même n'a pas idée de l'univers riche qu'il a pu créer. Des dizaines d'auteurs se sont essayés sur SW. Certains écrivaient déjà de la science fiction dans d'autres univers et d'autres s'y sont mis juste pour l'occasion. Malgré tout je dois faire un constat des plus grave : si vous n'êtes pas fan de la série les romans ne vous plairont pas! En effet, il y a de très mauvais romans, il y en a des pas mauvais mais il n'y en a pas de très bons! La diversité des auteurs permet quand même de trouver certaines histoires agréables et intéressantes (du point de vue de l'univers). Certains autres écrivent par commande: adaptation de jeux vidéos en romans qui sont même parfois mieux que l’œuvre originale (pitié!) Je ne vous conseille donc pas de lire ceux de Sean Williams mais bien ceux de Karen Traviss qui apporte une nouvelle dimension à l'univers. En un mot donc : si comme moi vous ne savez pas vous empêchez de collectionner même les  pires daubes, c'est trop tard! Mais si vous voulez découvrir la série faites le avec des pincettes et ne choisissez pas n'importe quel auteur (K. Traviss, D. Karpyshyn, T. Zahn) ! Que la.... (Nan quand même pas!)
Max.
Romans: Fleuve noir, BD: Delcourt

jeudi 7 juillet 2011

Timeline


Et le temps passe et passe et beaucoup de choses ont changé!

En effet, les choses ont changé. Il est loin le temps de l'école et des leçons d'histoire... D'ailleurs on le ressent dans ce jeu qui va nous permettre de replacer les cases aux bons endroits (si je puis dire!). Voici donc un jeu extrêmement simple: vous posséder devant vous 5 éléments historiques à replacer sur la ligne du temps par rapport à une carte déjà placée dont on connait la date exacte. Il suffit de placer nos cartes par rapport à celle déjà en jeu et puis on vérifie. C'est bon? Alors on la place date visible. C'est faux? Alors on en reprend une autre et on défausse celle-là! Et ainsi de suite! Évidemment cela se complexifie à mesure que la ligne du temps s'étoffe! Il existe déjà 2 boîtes (Invention et découvertes) mais il en existera 6 au total que l'on pourra mélanger! Un jeu de famille donc mais où les grands pourront se faire ridiculiser par les petits! Encore un mot: GENIALISSIME.

Max.
Timeline, Hazgaard editions, Xavier Colette et Nicolas Fructus, à partir de 8 ans (mais 10 c'est mieux)